HIDEOUS DIVINITY – LV-426 (EP)

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Les ruines du Forum romain s’expliquent : c’est Hideous Divinity qui a installé son local de répétition à proximité de l’arc de triomphe de Trajan. Et comme ce groupe fait plus de bruit que toute une armée de barbares, tout s’est effondré au premier accord de guitare, c’est aussi simple que ça.

Hideous Divinity a commencé ses méfaits sonores en 2007, autour du guitariste Enrico Schettino (ex-Hour of Penance). Le combo se lance dans le death metal technique et brutal avec une première démo mais c’est en 2010 que les choses commencent à vraiment prendre forme avec l’arrivée au chant d’Enrico Di Lorenzo. Ce garçon chante comme une brute mais a une particularité intéressante : il est également chirurgien, spécialisé en audiologie. Autrement dit, il répare les tympans des gens qui ont écouté ses chansons, ce qui lui procure quasiment une rente à vie. Lorsque le combo met la main en 2012 sur le batteur Giulio Galati (un monstre d’expérience : Bethledeign, Kenòs, Mass Infection, Nanga Parbat, Nero di Marte, Onryō, Blasphemer, Bloodshot Dawn, Master Boot Record, Germanotta Youth, ex-Ade, ex-Verano’s Dogs, ex-Deceptionist, ex-In Case of Carnage, ex-Voron, ex-Tibia), les choses sont en place pour sortir le premier album, ʺObeisance risingʺ. En 2013, Hideous Divinity s’adjoint les services du grand Stefano Fanceschini, qui tient aussi la basse chez les mythiques Belges d’Aborted. L’homme arrive à temps pour l’album ʺCobra verdeʺ (2014), deuxième album à sortir sur le label américain Unique Leader.

Ce label sort ʺAdveniensʺ en 2017, un troisième album qui attire définitivement l’attention de ce que le monde compte d’hommes de goût en matière de death brutal. Attiré par la réputation montante de Hideous Divinity, le label allemand Century Media tend ses filets et attrape le combo pour la signature de l’album suivant, ʺSimulacrumʺ (2019), un disque qui voit débuter le nouveau venu Riccardo Benedini à la guitare (également membre de Blaskhyrt).

À partir de là, on peut dire qu’Hideous Divinity gravit une pente vertueuse, frappant de plus en plus fort au cours des albums. En 2020, période de pandémie virale, le groupe n’a pas trop eu l’occasion de composer une masse de nouvelles chansons mais il bouche les vides avec un petit EP trois titres qui a plusieurs vertus. D’abord, il sert de carte de visite pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient pas encore Hideous Divinity. Ensuite, il permet d’occuper un espace sonore et commercial en attendant que les affaires reprennent vraiment à la fin de la crise de la COVID. Enfin, il est une véritable bombe atomique qui ravage tout en l’espace d’à peine un quart d’heure. Les hommes d’Hideous Divinity ne font pas dans la dentelle ou la périphrase, ils balancent en un court espace de temps un mélange équilibré entre death metal ultra-rapide et des riffs pesants qui font jaillir un peu de sludge metal à la surface des égouts. Le premier titre ʺAcheron, stem of woeʺ occupe presque la moitié de l’EP à lui seul et varie les ambiances qui se succèdent à un rythme rapide, toujours dominées par un death metal impitoyable. L’EP se termine avec une reprise d’un morceau de Coheed and Cambria, ʺDelirium triggerʺ, dont le traitement le rend méconnaissable par rapport à la version originale.

Si vous voulez briller dans les cocktails d’ambassade en développant un sujet sur le death metal italien, ayez à l’esprit de citer Hideous Divinity car ces garçons pourraient bien devenir la pierre angulaire du genre chez nos amis Transalpins. On espère en tous cas que la collaboration avec Century Media sera fructueuse, et surtout tueuse.

Le groupe :

Enrico Schettino (guitare)
Enrico Di Lorenzo (chant)
Giulio Galati (batterie)
Stefano Fanceschini (basse)
Riccardo Benedini (guitare)

L’EP :

ʺAcheron, stream of woeʺ (6:47)
ʺChestburstʺ (4:01)
ʺDelirium triggerʺ (5:26)

https://www.facebook.com/hideousdivinity

Pays: IT
Century Media
Sortie: 2021/04/23

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