HYDRA – Point break

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Des groupes de rock appelés Hydra, il y en a eu des paquets dans l’histoire. Un Hydra américain faisait du rock sudiste sur le label Capricorn dans les années 70, il y a un Hydra polonais nouvellement formé qui fait du stoner, trois Hydra allemands ayant fait de la techno ambient pour l’un, du métal symphonique pour le second et du heavy metal pour le dernier, un Hydra pop néerlandais des années 70 et d’autres en provenance des États-Unis, Italie, Mexique, France et même Venezuela. Donc, un groupe qui s’appelle Hydra n’est pas forcément synonyme d’originalité. On va expérimenter cette hypothèse avec l’Hydra qui nous intéresse ici, un groupe formé en Suède et dont le premier album sort chez le label Frontiers Music.

L’homme qui se cache derrière ce projet s’appelle Henrik Hedström. Petit prodige musical qui s’était déjà fait remarquer à l’école, Hedström commence son parcours chez différents groupes officiant volontiers dans la pop music. Puis il poursuit une carrière solo en collaboration avec le producteur Anders Bagge. C’est alors que son chemin croise celui du label Warner/Chappell, qui le signe comme compositeur maison, en charge de chansons pop. Mais Henrik Hedström ne se sent pas trop inspiré par la pop et préfèrerait écrire des choses un peu plus énergiques.

De cette manière, Hedström met fin à sa collaboration avec Warner/Chappell, déjà content de sa rencontre avec le batteur-producteur Daniel Flores, qui va lui offrir des possibilités d’évoluer dans des registres plus adaptés à ses aspirations. Daniel Flores est un bon client de la maison Frontiers, où ses groupes First Signal, Find Me ou The Murder Of My Sweet fournissent régulièrement des albums. Par son entremise, Henrik Hedström pénètre dans l’univers Frontiers par le biais de deux chansons écrites pour le comptes d’artistes comme Angelica (ʺBeat them allʺ et First Signal (ʺA million milesʺ).

Cette première collaboration suffit à Frontiers pour être convaincu des bienfaits musicaux d’Henrik Hesdtröm, qui peut ainsi lancer son groupe Hydra sous l’aile protectrice du label italien. Hedström réunit donc une équipe de musiciens, avec bien entendu son ami Daniel Flores qui tient la batterie et les claviers, Andi Kravljaca (Aeon Zen, Elsesphere) au chant et aux guitares et Jonny Trobro à la basse, le bon Henrik tenant aussi les claviers et les guitares.

Hydra nous sort un bon petit album de rock mélodique et AOR qui fait un peu penser à Toto. Le groupe se défend sur trois fronts. Premièrement, une écriture impeccable qui donne naissance à des chansons bien ficelées (ʺBringing down the Moonʺ, ʺAngelaʺ, ʺNever be the sameʺ) et volontiers romantiques (ʺForever my loveʺ). Ensuite, le travail de basse pointu et solide de Jonny Trobro, qui tient magnifiquement la boutique. Et enfin les solos de guitares d’Andi Kravljaca, qui fait virevolter les notes avec entrain et énergie. Signalons également la présence d’Elena Valente qui participe au chant à la chanson ʺTo say goodbyeʺ, final de l’album.

Dans le genre AOR, cet album fort sympathique saura séduire les amateurs du genre. On ne peut pas cependant exiger beaucoup du côté de l’originalité, ce qui rejoint l’idée de départ sur la difficile relation entre les groupes qui s’appellent Hydra et l’originalité. Mais pour le petit côté fun, c’est très bien.

Le groupe :

Andi Kravljaca (chant et guitares)
Henrik Hedström (claviers et guitares)
Daniel Flores (batterie et claviers)
Jonny Trobro (basse)

L’album :

ʺStop the Madnessʺ
ʺBringing Down the Moonʺ
ʺNo Lullabyʺ
ʺStay a Whileʺ
ʺAngelaʺ
ʺForever My Loveʺ
ʺNever Be the Sameʺ
ʺDoors of Loveʺ
ʺThe Most Wantedʺ
ʺSuspiciousʺ
ʺTo Say Goodbyeʺ

https://www.facebook.com/henrikhydra/

Pays: SE
Frontiers Music
Sortie: 2022/08/12

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