NAWARIS – Bach à Bagdad

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Voilà bien un étrange titre pour ce second album du projet Nawaris, concept pluriculturel et multi-frontières initié par le musicien irakien Hussein Rassim ayant abouti à un premier album Migration sorti fin janvier 2018 proposant un premier voyage entre musiques traditionnelles de l’Orient, musique néo-classique et même jazz. Pour cette seconde étape de son projet musical Hussein nous convie à un voyage dans l’imaginaire où par l’intermédiaire d’un retour aux sources…d’un retour vers sa jeunesse, le grand musicien classique Jean-Sébastien Bach serait parti en voyage vers de lointaines contrées comme les Balkans et même vers l’Orient jusqu’à Bagdad !

Redécouvrir ses joies lorsque l’on était enfant et insouciant, jouer…découvrir…inventer…peut-être aussi rêver de voyager au loin et à nouveau découvrir d’autres choses, d’autres cultures et d’autres traditions. Grâce à l’alchimie entre les instruments traditionnels comme le Oud et la flûte Basouri, le violoncelle et le violon classiques, le saxophone jazzy, la batterie…les percussions, la guitare et les chants, des musiciens venus d’horizons différents se sont découverts et se sont liés d’amitié pour construire une musique transversale entre divers régions du Monde et divers racines musicales. Prenez pour exemple la composition “Quatrième Monde” un titre bien en phase avec le concept de cet album, un extrait que je vous laisse découvrir et écouter :

Ici les sonorités orientales comme d’ailleurs des percussions de là-bas s’accompagnent d’un chant typiquement jazzy (syllabes sans morphèmes), offrant une composition bien rythmée et pleine de vie mais revenons au début de l’opus avec des morceaux plus posées voir feutrés où, les percussions et le oud sont mis en évidence, accompagnés par des effluves néo-classiques comme dans “For Elléa” :

“Back à Bagdad” est alors une réinterprétation d’un grand classique de l’imposant compositeur allemand avec ici en plus, des sonorités typiquement orientales construites à partir des percussions, de la flûte et du oud :

On termine notre voyage avec “Black And White” peut-être un autre titre en lien avec le concept de Hussein Rassim, celui destiné à mélanger les styles et les contrées pour construire une musique transversale :

En tout cas le travail aux instruments et son mixage respirent la précision et la qualité d’écoute, permettant aux mélomanes d’apprécier chaque note jouée mais c’est sans compter sur les interventions vocales qui, empruntent diverses voix renforçant le principe du mélange. Musique traditionnelle d’Orient, jazz et néo-classique font ici corps au sein d’un recueil respirant souvent la finesse de précision !

L’équipe:
Hussein Rassim (oud, chant)
Juliette Lacroix (violoncelle)
Manuel Hermia (saxophone soprano, flûte bansouri)
Ersoj Kazimov (percussions)
Laurie Batista (chant principal)
Saïf Al Qaisi (rechbe)
Stephan Pougin (percussions et batterie)
+ guests
Raoul Corredor (guitare)
Armelle Metlini (violon)

L’album:
“For Elléa”
“Pluie d’été”
“Sacré Petit Diable”
“Le Sexe de Babylone”
“Zaman Al Wasel”
“L’arrivée”
“Bach à Bagdad”
“Quatrième Monde”
“Le Parfum du lilas”
“Black and White”

Pays: IQ/BE
Home Records/Fédération Wallonie-Bruxelles
Sortie: 2019/10/11

https://www.facebook.com/Nawaris.be/

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