NI – Pantophobie

25 Participations
Notre évaluation
L'évaluation de lecteur
[Total: 0 Moyenne: 0]

Formation plutôt décalée voir même atypique, NI avait déjà fait l’objet d’un mini-article lors de la sortie du clip ”Heliophobie”, que je vous avais proposé sous deux versions dont une en “live”, un morceau saccadé voir cassé où la basse et la guitare suivi de la batterie jouent note par note sur un tempo hypnotique ! Autant dire qu’ici on est pas dans une atmosphère bien tranquille et posée mais plutôt, dans un univers avant-gardiste ici proposé sous deux versions avec soit le CD et le vinyle pour 11 compositions ou alors, la version digitale seule avec 9 morceaux…ce qui n’est pas mon cas pour faire cette future analyse, qui devrait je pense me détruire quelques neurones (parmi ceux qui me reste). Après une courte intro “mystérieuse” on commence donc par ce fameux morceau déjà présenté sur l’article qui précède cette chronique et là, je vous laisse à loisir le temps de l’écouter, j’en profiterai de mon côté pour me préparer pour la suite !

Une suite manifestement moins cassante mais qui reste plutôt énergique et vitaminée, une musique qui reste expérimentale et donc proche du rock-fusion voir même du psychédélisme avec ça et là, des assauts métalliques ou encore des cris déjantés ou décalés selon. En tout cas cela sent bon l’underground ou l’alternatif voir même la scène noisy avec quelques fois, des moments d’apaisement mais qui ne dure point longtemps car ensuite, on repart vers un rock-alternatif voir psychédélique qui continue à nous tambouriner le cerveau et les viscères !

Tout ce qui construit cet étrange album échappe totalement à un ordre établi, sortant donc des codes classiques auxquels l’auditeur pourrait se rattacher pour reprendre pied sur la terre ferme. Ici on louvoie à travers tout et rien dans une joyeuse cacophonie débridée, qui vous prend au cœur et corps en passant allègrement d’un style à un autre en mélangeant par exemple quelques accords funky à une rythmique saccadée qui vire quasi au hardcore. En fait je pense depuis le début au groupe allemand Panzerballett qui présente aussi ce genre de démarche, avec une musique très technique mais aussi parfois cassante et déstabilisante.

Parfois on pense tomber sur une composition plus douce et c’est peut-être le cas pendant un certain temps puis, l’anarchie sonore déboule alors à toute vitesse, nous défonçant encore et encore le cerveau…enfin ce qu’il en reste car ici tout est fait pour déboussoler comme les titres des morceaux terminant tous par ”…phobie” et des phobies vous allez en avoir en écoutant un tel album à n’en plus dormir voir même faire d’horribles cauchemars. Sur ce je vous laisse avec un dernier extrait histoire de vous démolir définitivement le ciboulot ! Attention à ne pas mettre entre toutes les mains, évitez les enfants et les personnes âgées ou fragiles !

Pays: FR
Dur et Doux/L’Autre Distribution
Sortie: 2019/03/01

Laisser un commentaire

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!