NOSOYO – Glitter to my sisters

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Derrière ce simple nom de Nosoyo se cache un concept complexe. Les deux Berlinois Donata Kramarz (chant et guitare) et Daïm de Rijke (chant, batterie) ont choisi Nosoyo qui, en espagnol, pourrait se traduire par je ne suis pas moi-même et par extension je pourrais être tout et par conséquent, il n’y a pas de je, donc pas de moi-même et à la place, nous sommes un. Bien, on va se reposer un peu les neurones après cet exercice de philosophie quasiment kantienne et nous tourner vers la musique fraîche et dansante de Nosoyo.

D’abord, un petit point sur les origines du duo. Nosoyo se réclame d’origines néerlandaises, turques et berlinoises. Il démarre en effet à Amsterdam et décide de se confronter à la ville de Berlin après avoir jugé que la vie à Amsterdam était un peu trop cool. Dans la capitale allemande, le couple sort quelques singles avant de réaliser son premier album ʺResonateʺ en 2017. On retrouve Nosoyo deux ans plus tard pour la sortie de ce nouvel EP sept titres intitulé ʺGlitter to my sistersʺ. Il y est en effet question de glitter ici, de cette brillance aux reflets électro-pop qui marque une évolution dans la musique de Nosoyo.

Le groupe se frotte aux collages sonores, coalisant les rythmes bondissants, les samples et les synthétiseurs afin de lancer à la face du monde une musique directe et sincère. C’est un appel à se débarrasser de nos aspects négatifs et de nos peurs pour nous lâcher dans une atmosphère plus lumineuse, plus fraîche et plus positive. La pop de Nosoyo appelle à la danse, au bon temps, à l’insouciance et au droit de marquer son territoire face aux grincheux et à la morosité.

Sur cette base, Nosoyo concocte six nouvelles chansons mélangeant électronique funkysante, glam pop et état d’esprit cool. L’album est produit pas Nosoyo et Feeling Valencia. On compte aussi l’intervention du producteur angelino Jossiah Mazzaschi (Kate Nash) sur la chanson ʺLost in youʺ, ainsi que des arrangements de synthés par le DJ berlinois Tobi Neumann (Cocoon) sur ʺFacelessʺ et ʺHighnessʺ. L’album se termine par une version futée de ʺGirls just want tot have funʺ de Cindy Lauper.

Parallèlement à la musique, Donata Kramarz et Daïm de Rijke ont aussi utilisé le titre de leur album ʺGlitter to my sistersʺ pour également en faire le nom d’une campagne de levées de fonds pour la cause de l’égalité des sexes. Notamment, Nosoyo a participé à un festival à Berlin en décembre dernier, dont les recettes sont allées au soutien d’une association argentine aidant les jeunes filles involontairement enceintes. Voilà des jeunes gens qui savent marier le goût de la fête et la conscience de vivre dans une société de plus en plus difficile.

Le groupe :

Donata Kramarz (chant et guitare)
Daïm de Rijke (chant, batterie)

L’album :

ʺGlitterʺ
ʺTall as a towerʺ
ʺFacelessʺ
ʺLost in youʺ
ʺHighnessʺ
ʺNeverending storyʺ
ʺGirls just want to have funʺ

https://www.nosoyo.net/
https://www.facebook.com/nosoyomusic/

Pays: DE
Kindness Records
Sortie: 2019/12/13

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