PRETTY MAIDS – Maid in Japan – Future World Live 30th anniversary

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Le 20 avril 1987, Pretty Maids sortait son grand-œuvre, un deuxième album ʺFuture worldʺ qui allait lui ouvrir les portes de l’Amérique et contribuer à sa renommée mondiale. Souvenons-nous, les Danois bondissants avaient déjà fait très fort avec leur premier album ʺRed, hot and heavyʺ (1984), petite bombe de hard et heavy mélodique puissant et racé. On découvrait un groupe doué d’un talent certain pour composer des chansons impressionnantes de force et d’enthousiasme, instantanément mémorisables. L’Europe avait craqué devant ces Vikings mais les Pretty Maids en voulaient plus, ils voulaient le monde, ce qui signifiait à l’époque les Etats-Unis et le Japon. Alors, Ronnie Atkins (chant), Ken Hammer (guitare), Phil More (batterie), Alan Owen (claviers), Allan Delong (basse) et Pete Collins (guitare) décident de mettre le paquet en suant sang et eau sur la partition afin d’y aligner un maximum de chansons marquantes et séduisantes. On ne lésine pas non plus sur le producteur, en allant chercher le légendaire Eddie Kramer himself, l’homme des albums de Jimi Hendrix. Et on confie une partie du mixage au compatriote Flemming Rasmussen, qui venait de se faire un nom en produisant les albums ʺRide the lightningʺ et ʺMaster of puppetsʺ de Metallica.

Avec l’envie d’en découdre, un lot de chansons exceptionnelles et des conditions de productions quasi-divines, les Pretty Maids vont cartonner avec cet album ʺFuture Worldʺ. Le disque sort sur CBS, s’écoule à 300 000 exemplaires durant les trois premières années de son existence et finit 165e au Billboard américain. C’est aussi le disque qui ouvre le marché japonais aux Pretty Maids.

Trente ans plus tard, les Pretty Maids devaient bien rendre hommage au disque qui a fait leur gloire avec une grande promotion de concerts où l’album serait rejoué dans son intégralité. Les deux derniers membres présents en 1987, Ken Hammer et Ronnie Atkins, ont donc pris leur bâton de pèlerin et ont embarqué avec eux leur équipe actuelle (René Shades à la basse, Alan Tschicaja à la batterie et Chris Laney aux claviers et guitare) dans une tournée mondiale en 2017-18, passée inévitablement par le Japon.

C’est à cette occasion que les Pretty Mais ont renoué avec l’ancestrale coutume du live enregistré au Japon, une pratique établie dans les années 70 par les bien connus Deep Purple, Scorpions ou Judas Priest. A un moment, même, le groupe qui n’avait pas fait son live au Japon n’était qu’un petit bras, un claque-dents, un traîne-lattes. Il fallait bien que les Pretty Maids rejoignent la liste des groupes d’élite ayant soumis le Japon. La chose est désormais faite avec ce magnifique album live ʺMaid in Japan – Future World live 30th anniversaryʺ qui fait donc le tour de l’album ʺFuture Worldʺ et dispense quelques autres titres d’albums plus récents en fin de concert. Les choses se passent au cours de deux concerts donnés à Tokyo en novembre 2018 et le résultat est tout simplement énorme. Devant une foule en délire, le groupe danois aligne un à un les morceaux de ʺFuture worldʺ, dont on se rend compte qu’ils étaient quand même tous des hits en puissance. En entendant ressurgir du plus profond de ma mémoire ces fantastiques ʺFuture worldʺ, ʺWe came to rockʺ, ʺLove gamesʺ, ʺRodeoʺ, ʺNeedles in the darkʺ ou ʺLong way to goʺ, je me suis souvenu que ce deuxième album des Pretty Things est incontestablement le chef-d’œuvre du groupe.

Alors, avec en plus l’ambiance du concert, la foule en délire, les échanges chaleureux de Ronnie Atkins avec la fosse (notamment sur une version impériale de ʺYellow rainʺ), un son imparable et ces chansons victorieuses, cet album est tout simplement un petit bijou. Cerise sur le gâteau, les Pretty Maids ajoutent en fin de concert des extraits de leurs albums ʺSin-decadeʺ (1992), ʺPandemoniumʺ (2010), ʺMotherlandʺ (2013), ʺKingmakerʺ (2016), où l’on découvre qu’il ne faut pas se limiter à l’écoute du seul ʺFuture worldʺ si l’on veut saisir la portée de la pêche musicale que ce groupe a toujours été capable d’avoir. Et quand je vous aurai dit que ce live est aussi accompagné de la vidéo du concert en DVD, je ne comprends pas que vous n’ayez pas déjà monté un moteur-fusée sur votre vélo pour arriver le plus vite possible chez le disquaire le plus proche afin d’en faire l’acquisition.

Le groupe :

Ronnie Atkins (chant)
Ken Hammer (gutare)
René Shades (basse)
Alan Tschicaja (batterie)
Chris Laney (claviers et guitare)

L’album :

ʺFw30ʺ (Intro)
ʺFuture Worldʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺWe Came to Rockʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺLove Gamesʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺYellow Rainʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺLoud ‘n’ Proudʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺRodeoʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺNeedles in the Darkʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺEye of the Stormʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺLong Way to Goʺ (album ʺFuture worldʺ, 1987)
ʺMother of All Liesʺ (album ʺMotherlandʺ, 2013)
ʺKingmakerʺ (album ʺKingmakerʺ, 2016)
ʺBull’s Eyeʺ (album ʺKingmakerʺ, 2016)
ʺLittle Drops of Heavenʺ (album ʺPandemoniumʺ, 2010)
ʺSin-Decadeʺ (album ʺSin-Decadeʺ, 1992)

https://www.facebook.com/prettymaids/

Pays: DA
Frontiers Music
Sortie: 2020/06/12

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