LIGHT DAMAGE – Numbers

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Après vous avoir récemment relaté à travers un article la Release Party du groupe luxembourgeois Light Damage, voici donc venir la chronique du nouvel album “Numbers” qui servait bien sûr de contexte à cette belle soirée s’étant déroulée ce 15 septembre à l’Entrepôt d’Arlon. Dans le cadre du compte-rendu de concert, j’ai parlé de véritable métamorphose ou d’importante évolution musicale pour cette formation, il en sera évidemment de même concernant le contenu studio de cet opus. A nouveau produit par l’incontournable Oliver Wenzler du prestigieux label allemand Progressive Promotion Records, cette galette est comme un véritable tremplin pour nos cinq lascars, ici accompagnés de nombreux musiciens et musiciennes supplémentaires puisque l’orchestration s’est voulue plus fouillée et plus complexe. Outre les instruments classiques du rock-progressif (guitare, basse, claviers et batterie), l’équipe se complémente de plusieurs instruments comme le violon, le violoncelle ou la flûte mais aussi d’une chanteuse pour un travail vocal à deux voix (on n’a déjà pu le constater sur le single “Numbers 261” déjà disponible sur “You tube”).

Light Damage n’a donc point choisi la facilité mais plutôt la volonté de relever un vrai challenge, en faisant le grand saut dans le vide, un saut finalement en adéquation avec la philosophie du label teuton, qui nous a habitué à des concept-albums ou à des albums progressifs présentant une musique bourrée de recherches. Le titre disponible sur la plateforme musical en est déjà un vibrant exemple avec des claviers qui introduisent guitare et batterie, avant que le chant masculin/féminin nous embarque dans un morceau entraînant où, la guitare de Stéphane fait déjà parlé d’elle avec même un premier solo. En un mot un choix judicieux pour lancer la machine et attirer les internautes à découvrir ce nouvel opus, qui offre ensuite un court instrumental laissant aux auditeurs un temps pour souffler.

Pour quoi me direz-vous ? Tout simplement pour reprendre sa respiration avant le plat de résistance, un véritable épique “From Minor to Sailor” de près de 20 minutes digne des grandes compositions des groupes phares du néo-progressif, avec tout ce qu’il faut pour offrir une belle grande pièce progressive d’ailleurs magistralement jouée lors du concert de Release Party (voir l’article). Ici la formation prouve qu’elle sait mettre en valeur chaque instrument avec aussi, la guitare de Stéphane qui continue de partir dans les cieux. L’intervention de la flûte fait merveille et rappelle de grandes pointures comme Camel ou Mystery, idem pour la suite avec alors l’intervention des instruments à cordes qui renforce la volonté de proposer une musique fouillée, qui permet au groupe d’évoluer entre progressif et néo-classique. J’ai déjà cité plusieurs belle références mais je me dois aussi de citer Marillion, qui reste je pense une grande source d’inspiration pour nos amis luxembourgeois.

Côté musique Light Damage prouve sans conteste qu’il a bel et bien évolué et maturé, avec un rendu sonore du même tonneau que les actuelles formations allemandes et anglaises, offrant ici à tous ses fans (et ils sont déjà nombreux) et à tous les progueux qui se respectent un album parfaitement abouti ! Mais il serait incorrect de ne pas parler des contextes et des textes qui accompagnent cette belle musique car, le groupe a su aussi travailler dur l’écriture des paroles. Soit en proposant un thème improbable et plutôt philosophique ou soit en reprenant des écrits d’auteurs, le groupe va réussir sur tous les fronts à réaliser un vrai album progressif, un opus qui propose à la fois une musique complexe mais attrayante et, qui raconte de vraies histoires où les textes respirent comme la musique une véritable démarche pleine de recherches ! Au final passer à côté de cet album serait une gigantesque erreur mais que chacun se le dise, allez les voir en concert car je peux vous assurer que cela en vaut vraiment la peine !

PS : Light Damage gagne son défi aussi bien en studio que sur scène…alors aucune hésitation !

Line-up :
Stéphane Lecoq (guitares)
Frédéric Hardy (basse)
Sébastien Pérignon (claviers et piano)
Nicolas Dewez (chant)
Christophe Szczyrk (batterie et percussions)
Marie-Noël Mouton (chant)
Marilyn Placek chant)
Astrid Galley (flûte)
Judith Lecuit (violoncelle)
Margot Poncin (violon)
Dominique Poncin (contrebasse)
Charlie Bertrand (Musical Box)

Light Damage “Numbers 261”

Pays: LU
Progressive Promotion Records
Sortie: 2018/09/15

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