TEN – Illuminati

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A part The twilight chronicles (2006) et Gothica (2017), notre site n’a pas trop eu l’occasion de chroniquer des albums de Ten. Il y aurait pourtant eu de quoi face à la pléthore d’albums que ce groupe a publiés depuis près de 25 ans. Ten, c’est donc une longue histoire, construite autour du leader Gary Hughes (chant) qui crée ce groupe à Manchester en 1995 avec le guitariste John Halliwell. Après une dizaine d’albums estampillés hard rock FM, vers 2012, le groupe se stabilise avec l’arrivée en renfort de Steve McKenna (bassiste qui avait déjà joué dans Ten entre 1996 et 2005), Darrell Trice-Beerch (batterie) et un peu plus tard des guitaristes Dann Rosingana et Steve Grocott. Avec ce line-up, Gary Hughes commet les albums “Albion” (2014), “Isla de muerta” (2015), “Gothica” (2017) et enfin “Illuminati” (2018). On le voit, Ten est reparti sur un rythme de production très régulier après quelques périodes plus incertaines dans le passé.

Alors, un titre d’album comme “Illuminati” peut paraître bien provocateur pour un groupe de hard mélodique. Ten aurait-il viré au rock satanique ou au délire complotiste? On pourrait le penser en voyant la pochette du disque, qui contient tout ce qu’il faut pour faire flipper ceux qui pensent que le monde est dirigé par une petite caste de mangeurs d’enfants réfugiés dans des complexes souterrains juste au-dessous de Wall Street ou de la Maison Blanche. Triangles, pyramides, compas et équerres, signes égyptiens, anges déchus… On a tout, il ne manque plus que la statue de la Liberté (porteuse de lumière, comme le nom latin de Lucifer…) ou une petite photo des attentats du 11 septembre 2001 pour se mettre à délirer sur les manœuvres occultes de quelques maniaques messianistes qui veulent faire venir l’antéchrist en prévision de la fin du monde humain sur Terre, etc.

Bon, on se disperse, on extrapole mais les choses sont bien sûr plus prosaïques que tous ces petits délires infondés. Tout comme la musique de Ten, qui n’a toujours rien de menaçant et qui délivre des morceaux tout en finesse, servis par la voix claire et veloutée de Gary Hughes, qui a écrit ici un album concept sur les grands mystères de notre histoire humaine (“The esoteric ocean”, “Jericho”, “Illuminati”, “Rosetta stone”, “Heaven and the holier than thou”, “Mephitopheles”). Guitares soyeuses, son ample d’une production mesurée au petit poil, harmonies vocales cotonneuses : on a ici tout les ingrédients d’un hard rock mélodique bien classique mais superbement maîtrisé par des professionnels de la question. Après un démarrage assez dynamique (“Shield wall”), l’album se cale sur une vitesse de croisière pas trop stressante avant de remettre quelques points de décibels sur le titre “Illuminati” (sans doute le plus marquant de l’album). La fin du disque alterne tranquillité (le tendre et fort “Heaven and the holier than thou”, la ballade électrifiée “Of battles lost and won”) et rythmiques plus enlevées (“Exile”, “Mephistopheles”). Au final, Ten réalise ici un album bien équilibré, aux mélodies chatoyantes se frayant aisément un chemin dans les mémoires.

L’album sort sur Frontiers Music, qui abrite Ten depuis 1999 dans son écurie (sauf pour l’album “Albion” de 2014). On est donc entre gens qui se connaissent bien et qui ont l’habitude de produire du sur mesure. Et en ce sens, “Illuminati” ne décevra pas les amateurs de Ten et de hard FM bien léché en général.

Pays: GB
Frontiers Music
Sortie: 2018/11/09

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