REVOLTING – The shadow at the world’s end

0 Participations
Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

La crise sanitaire mondiale, Rogga Johansson, il s’en fout. En l’an de disgrâce 2020 où tout s’est arrêté, le bonhomme en a profité pour sortir la bagatelle de dix albums pour le compte de ses multiples groupes. Voilà les preuves chiffrées : ʺPerennial Bloodbatherʺ de Bloodgut, ʺDark Vistasʺ de Furnace, ʺRigor Mortis Intermezzoʺ de Ghoulhouse, la démo ʺPlague of Nationsʺ de God Cries, ʺNo One Survives This Gameʺ de Humanity Delete, ʺSongs in the Key of Madnessʺ de Megascavenger, ʺDawnsleeperʺ de Monstruous, ʺDeath Is Something There Betweenʺ de Reek, ʺDark Chaptersʺ de Those Who Bring The Torture et ce nouveau ʺThe shadow at the world’s endʺ de Revolting. On ne vous compte pas le live ʺDeath Through the Copperfieldsʺ et la compilation ʺCompiled Ammunitionʺ de Paganizer qui datent aussi de 2020 mais on vous signale que ʺSongs of Flesh and Decayʺ, deuxième album de Stass (encore, évidemment, un groupe ou joue Rogga Johansson) est sorti le 15 janvier 2021. Je propose que soit nommé à Music In Belgium un chroniqueur exclusivement dédié aux albums de Rogga Johansson, ça lui fera déjà beaucoup de boulot pour toute l’année.

Venons-en donc à ʺThe shadow at the world’s end ʺ de Revolting, un des groupes pris les plus au sérieux par Rogga Johannson puisqu’il continue à y consacrer des albums depuis les treize ans qu’existe ce combo. On en est ici au huitième disque, qui succède au EP ʺBonesaw leftoversʺ (2009) et aux albums ʺDreadful pleasuresʺ (2009), ʺThe terror thresholdʺ (2010), ʺIn grisly raptureʺ (2011), ʺHymns of ghastly horrorʺ (2012), ʺVisages of the unspeakableʺ (2015) et ʺMonolith of madnessʺ (2018). Dans ce groupe, Rogga Johannsson se fait appeler Revolting Rogga et a recours à une section rythmique composée de Grotesque Tobias (basse) et Mutated Martin (batterie), deux musiciens qui semblent n’exister que pour Rogga Johansson puisqu’ils végètent habituellement dans un combo appelé Nekropolis, n’ayant aucun enregistrement concret à son actif.

Revolting semble aussi être une cour de récréation amusante pour Rogga Johansson, qui s’ébroue ici au chant et à la guitare dans un death metal traditionnel et bien brutal. Ici, pas de prise de tête, on part tous riffs dehors à l’assaut d’un son massif et impitoyable, à l’occasion de morceaux rapides, trapus et efficaces (les neuf titres de l’album occuperont nos facultés intellectuelles durant à peine plus de trente minutes). On va monter peu à peu en puissance avec deux premiers morceaux ʺDefleshedʺ et ʺ1888ʺ qui servent de mise en jambes avant d’attaquer les premiers sommets de brutalité et de vitesse qui se manifestent sur la plage titulaire ʺThe shadow at the world’s endʺ, transpercé en son milieu par un énorme solo de guitare groovy et saignant. On conserve ce rythme véloce sur ʺSorrow as companion ʺ avant d’être arrêté en pleine course par les mid-tempos mammouths de ʺDaggers that mimic life’s painʺ. Si les deux morceaux suivants ʺDragged Back to the Cellarʺ et ʺTo the Bitter Bleeding Endʺ ont tendance à se répéter dans un tempo rapide à la limite du death mélodique, on replonge dans des atmosphères menaçantes et poilues sur l’énorme ʺCarnage will comeʺ et l’innommable ʺRevolted by life itselfʺ qui achève cette expédition punitive dans la violence aveugle et le plaisir coupable de headbangings épileptiques.

Cet album de 31 minutes a dû être composé en 32 minutes mais on reste quand même agréablement frappé par les parties de batterie phénoménales et les riffs thermonucléaires mis en œuvre sur ce petit disque entièrement voué à la détente des cervicales et au repos du tueur en série. Vivement les dix prochains albums de Rogga Johansson, d’ici à trois semaines.

Le groupe :

Revolting Rogga (chant et guitare)
Grotesque Tobias (basse)
Mutated Martin (batterie)

L’album :

ʺDefleshedʺ (02:58)
ʺ1888ʺ (03:45)
ʺThe Shadow at the World’s Endʺ (03:10)
ʺSorrow as Companionʺ (03:22)
ʺDaggers That Mimic Life’s Painʺ (03:47)
ʺDragged Back to the Cellarʺ (03:25)
ʺTo the Bitter Bleeding Endʺ (03:07)
ʺCarnage Will Comeʺ (03:23)
ʺRevolted by Life Itselfʺ (04:17)

https://revoltingdeath.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/revoltingdeathmetal/

Pays: SE
Transcending Obscurity
Sortie: 2020/11/27

Laisser un commentaire

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!