RIVER CURLS AROUND THE TOWN, The – Nightshadows

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ʺCe premier opus est plutôt réussi et gageons qu’on entendra encore parler d’eux dans un avenir procheʺ. C’est ainsi que le fondateur de Music In Belgium, Jean-Pierre Lhoir, concluait sa chronique du premier album de The River Curls Around The Town, duo originaire de Tienen (Tirlemont pour les francophones). Nous étions début 2009 mais l’album était sorti le 31 mars 2008. Un proche avenir… Douze ans entre le premier album ʺMore than a breakʺ et le second ʺNightshadowsʺ, ça fait quand même long. Mais à l’échelle géologique, Jean-Pierre ne s’était pas trompé. Que sont douze années, par rapport au précambrien ou au jurassique ? Un battement de cil, un éclair lumineux. Mais à l’échelle humaine et qui plus est à l’échelle rock (plutôt folk, ici…), douze ans, c’est une éternité. Même des parcimonieux comme Metallica ou AC/DC mettent en moyenne six ans pour sortir un album.

Mais que représente le temps, après tout, quand on écoute ce nouvel album de The River Curls Around The Town, groupe dont le nom occupe déjà trois secondes de notre vie quand on daigne le prononcer à voix haute ? Au contraire, Bart Bekker (chant, guitare, programmation rythmique) et Jan Vanwinckel (chant, guitare, basse, claviers, programmation rythmique) ont aboli le temps avec leurs chansons folk éternelles, pouvant date aussi bien de 1967 que de 2020. ʺNightshadowsʺ assemble une douzaine de chansons rêveuses et aériennes, à la texture délicate et aux arpèges raffinés, une pop toute en organdi. Seules les boîtes à rythmes nous rappellent le présent, le reste étant dédié à l’intemporalité.

Le duo continue ses pérégrinations dans les aspects les plus doux de Pink Floyd, essaimant la grâce sur de belles chansons comme ʺAfraidʺ, ʺBusy as we areʺ, ʺNightshadowsʺ (qui ouvre plusieurs tiroirs rythmiques les uns après les autres pour un résultat fort intéressant), ʺSmile of a tearʺ et son duo de voix qui captivent, le poignant ʺGold dust womanʺ. Le chanteur Mick Shorter, qui avait participé au premier album, revient poser sa voix sur l’hypnotique ʺWhich oneʺ et l’amusant ʺTitleʺ (qui n’a justement pas de titre).

Les musiciens l’avouent eux-mêmes sur leur page Bandamp : rien ne les empêchait de sortir cet album plus tôt mais ils ont voulu le porter à maturité. Le résultat est probant mais ce serait quand même bien que le prochain album de The River Curls Around The Town intervienne un peu plus rapidement. Douze ans, c’est long et dans notre époque tourmentée, douze ans, ça pourrait très bien ne jamais plus arriver.

Le groupe :

Bart Bekker (chant, guitare, programmation rythmique)
Jan Vanwinckel (chant, guitare, basse, claviers, programmation rythmique)
Mick Shorter (chant)

L’album :

ʺAfraidʺ (04:26)
ʺBusy as we areʺ (05:13)
ʺEyes closedʺ (03:34)
ʺFaithʺ (03:58)
ʺForest fireʺ (04:15)
ʺNightshadowsʺ (05:06)
ʺSmile of a tearʺ (05:00)
ʺWhich oneʺ (04:05)
ʺWinter hit me hardʺ (03:24)
ʺGold dust womanʺ (04:10)
ʺYODOʺ (04:23)
ʺTitleʺ (03:06)

https://www.therivercurlsaroundthetown.com/music

https://www.facebook.com/therivercurlsaroundthetown/

Pays: BE
3300 Records
Sortie: 2020/02/29

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