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RPWL – Crime Scene

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Nouvelle étape dans la déjà longue carrière du combo progressif allemand RPWL au sein duquel pour cet album, le claviériste Markus Jehle a manifestement fait un pas de côté laissant à Yogi Lang et Kalle Wallner le soin de prendre en charge les lignes de synthés ou d’orgue quant au reste de l’équipe et si l’on retrouve toujours l’inébranlable Marc Turiaux derrière les fûts, c’est Markus Grützner qui reprend la basse. Sinon la formation bavaroise nous aura dernièrement habitué à des concept-albums comme pour celui sorti en 2019 donc, l’on devrait garder cette optique avec ce nouvel opus basé sur le morbide et la perversion plus spécifiquement des tueurs en série, dont il sera question dans les chansons où, le groupe continue de chercher de nouvelles pistes musicales tout en conservant je suppose ce coup de patte ou plutôt ce coup d’accords et de notes propres à RPWL.

D’ailleurs dès la première composition on reconnaît le toucher de cordes de Kalle Wallner avec ici au départ, un travail électronique du chant qui revient à la normale ensuite mais insistons sur le fait que, la construction de la composition passe par la création d’une base atmosphérique avec donc beaucoup de recherches vis-à-vis des programmations additionnées d’une orchestration néo-classique…tout en sentant directement l’essence de la musique du groupe allemand comme ces passages à la guitare et bien sûr le timbre de voix de Yogi pour au final découvrir un premier morceau charpenté et complexe !

Concernant le clip et d’ailleurs le suivant à venir au sein de cette chronique, les musiciens se mettent eux-mêmes en scène (Crime Scene) pour le visuel de leurs chansons et personnellement, je trouve cela chouette et censé car ils se mettent dans la peau des policiers traquant justement les tueurs en série ! Il s’ensuit une ballade rock portée par une belle mélodie de guitare offrant à l’auditeur une chanson accessible avec encore une fois la perception d’un fond sonore atmosphérique pour une chanson où d’une part l’on sent l’ombre du Floyd et d’autre part, la découverte du groupe à travers un créneau musical auquel il ne nous a pas habitué ! Voilà clairement une franche réussite sinon pour le second extrait vidéo, l’on retrouve ici à la fois le côté électrique et acoustique au sein d’une même composition où, solo de guitare et arrière-plan atmosphérique colorent à nouveau un morceau attrayant et entraînant porté par un clip toujours axé sur les membres du groupe avec ici-aussi un beau travail d’harmonies vocales…traitant pour ne pas oublier de sujets difficiles !

En fait l’on sent à travers ces trois premières chansons une très grande maturité artistique atteinte par les musiciens car, chaque composition présente un travail fouillé et précis où, chaque élément s’emboité à merveille avec les autres comme ci-dessus pour l’harmonie obtenue entre la facette électrique et la facette acoustique.

Sans oublier le contexte de chaque chanson qui reste en phase avec le sujet choisi pour l’album avec d’ailleurs, des titres évocateurs comme la vie en cage ou le roi du monde…porté par un rock qui me semble avoir une coloration plus moderne et donc plus actuelle avec par exemple, ce travail électronique au chant ou encore cette éternelle recherche d’une architecture fouillée et complète pour chaque composition. Débouchant jusqu’ici sur un rendu musical accessible et très attrayant à écouter ce qui pourrait toucher un autre public et c’est ce que je souhaite au groupe car depuis ses débuts, il a accompli un magnifique chemin au sein du paysage progressif international !

Il s’ensuit un épique de près de 13 minutes où la basse se met en évidence au départ de cette longue composition qui je suppose, sera elle-aussi sous le signe d’un rock-progressif complexe et élaboré et justement, c’est le cas avec toujours cette basse qui impose le rythme accompagnée du travail de la guitare et des lignes d’orgue pour en venir à un premier moment posé où, le chant de Yogi suit une orchestration à la fois néo-classique et pop-rock. Un épique majoritairement fluide et mélodique où les interventions à la guitare transpirent le coup de patte de Kalle et ce, pour le plus grand plaisir de tous les fans qui depuis longtemps sont je pense tombés sous le charme de cet excellent album…plus qu’excellent d’ailleurs ! En fin de course on perçoit toujours cette recherche de nouveaux sons ou de nouvelles prospections sonores (sons de synthés, ambiance atmosphérique…) au sein d’un opus qui, respire l’expérience chez chaque musicien débouchant sur un rendu musical hautement attrayant à suivre avec au final, un aboutissement artistique pour le groupe.

Personnellement je considère que RPWL délivre ici un des albums si pas le plus abouti côté technique et tout simplement musical car, l’on découvre un groupe ayant pleinement mûri permettant ainsi d’offrir à son public, un recueil de chansons fouillées où l’on voyage à travers plusieurs styles et diverses ambiances. Ajoutons que bout en bout l’on perçoit un grand professionnalisme qui se ressent à travers chaque chanson et même chaque passage !

Line-up:
Yogi Lang (chant, claviers)
Kalle Wallner (guitares, claviers)
Marc Turiaux (batterie et percussions)
Markus Grützner (basse)

Pays: DE
Gentle Art Of Music/Soulfood GAOM 073CD
Sortie: 2023/03/17

https://www.facebook.com/rpwl.net

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