SERENITY – The Last Knight

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Comme vous avez pu le lire dans l’interview de Georg Neuhauser publiée sur notre site en décembre dernier, le groupe de power métal symphonique austro-tyrolien Serenity sort cette année son 7e opus intitulé «The Last Knight». Ne rompant pas avec ses bonnes vieilles habitudes, le groupe présente à nouveau un album centré sur une figure historique. Après Léonard de Vinci et Richard Coeur de Lion, c’est au tour de Maximilien Ier, Empereur du Saint-Empire romain (1459-1519) d’être mis à l’honneur. Pour les Autrichiens, Maximilien est une des plus grandes figures de l’histoire du pays. Comme 2019 était marqué par les cérémonies du 500e anniversaire de sa mort, le sujet s’est imposé presque tout naturellement à nos habiles métallurgistes…

L’album ouvre sur «The Last Knight», un magnifique instrumental qui plante le décor avec un souffle épique digne du générique d’une superproduction hollywoodienne. «Invictus» est un hymne power métal qui nous emmène sur le champ de bataille à grand renfort de riffs incisifs comme des coups d’épée. Un gros succès en live en perspective. Les mélodistes géniaux poursuivent avec une intro très moderne du premier clip vidéo «Set The World On Fire» avec un guest singer qui n’est autre que Herbie Langhans que les plus fidèles fans du groupe avaient pu découvrir dans Beyond The Bridge qui avait fait la première partie de la tournée de Serenity il y a quelques années en arrière. Vous l’aurez aussi certainement entendu sur le dernier album d’Avantasia.

Ici encore, une mélodie super catchy qui risque de faire fureur en concert. Sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle, Serenity embraie avec «Keeper of the Knights», autre échantillon du savoir-faire made in Tyrol avec une mélodie très catchy et un “ohoho” que le public sera très certainement invité à reprendre en coeur ! Jusqu’ici, les trois titres s’inscrivent parfaitement dans la tendance power métal de Serenity. Accélération de rythme avec l’intro de «Souls And Sins», véritable pépite sur cet album. Le label ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il a décidé de consacrer un clip à ce nouveau classique du groupe, un morceau power métal qui renoue, en guise de clin d’oeil, avec des claviers prog comme en regorgeait le tout premier opus du groupe :

Difficile pour un empereur de ne pas vouloir nous parler de son royaume. C’est donc chose faite dans «My Kingdom Comes», un des meilleurs titres de cet opus, qui présente quelques similarités avec le style des géants de Kamelot, tout en restant fondamentalement marqué de la griffe de Serenity :

Tout y est: les mélodies superbes et entraînantes, les envolées épiques d’un power métal parfaitement maîtrisé. Sans oublier quelques growls bien sentis de Chris.

«Queen of Avalon» parle de la légende arthurienne dont Maximilien Ier était un grand fan. C’est un morceau que l’on attribuerait à Serenity les yeux fermés, tant ses sonorités et ses rythmes évoquent l’album précédent («Lionheart»). La formation autrichienne s’est aussi bâti une solide réputation de spécialiste des ballades. Voici donc la première de l’album : «My Farewell», sous-tendue par une très belle ligne de batterie. Nouvelle pépite avec un morceau à l’intro plus nerveuse, «Down To Hell». Une mélodie variée ponctuée d’un refrain à nouveau hyper catchy. Avec des effets de guitare un peu différents, mais parfaitement dans la ligne du reste.

Sur chacun de ses albums, Serenity reprend une petite mélodie historique qui est ensuite intégrée dans une structure power metal. L’exemple le plus frappant est «Legacy Of Tudors» (sur l’album «War Of Ages» de 2013). Même procédé pour le très joli «Wings Of Pride». L’album se termine par «Call To Arms», où le power métal prend une dimension plus épique encore grâce au cœur. Avec en prime une jolie construction mélodique dont le groupe a le secret. Les fans apprécieront le bonus qui n’est autre que la version acoustique du puissant «Souls And Sins», ici en duo avec le grand Oliver Hartmann.

Quant aux fans les plus accros, ils se précipiteront sur la version coffret Deluxe qui contient la version Digipack de l’album, un drapeau à l’effigie de l’album, divers accessoires collector, mais aussi et surtout un cd bonus reprenant 13 titres en live, formant ce que l’on pourrait qualifier de premier véritable live de Serenity, enregistré lors de la tournée «Lionheart».

Pas de voix féminines sur cet opus. La guerre est une affaire d’hommes… Aux choeurs, on retrouve ici Fabio D’Amore, Marco Pastorino (Temperance), Herbie Langhans, Oliver Hartmann et Georg Neuhauser. L’album est donc globalement plus masculin. L’on notera au passage que Marco Pastorino a participé à l’écriture de trois titres de l’album et que le producteur de cet opus n’est autre que l’illustre Sascha Paeth. Tous les astres sont donc alignés pour que cet album flamboyant devienne le plus gros succès de Serenity qui sera en tournée au printemps 2020, d’abord avec Rage, ensuite comme headliner. Un concert à voir de toute urgence !

Le groupe :

  • Georg Neuhauser (chant et choeurs)
  • Fabio D’Amore (basse et choeurs)
  • Andreas Schipflinger (batterie et choeurs)
  • Chris Hermsdörfer (guitare électrique, acoustique et classique, chant, growls)

Les titres de l’album :

  1. The Last Knight
  2. Invictus
  3. Set The World On Fire
  4. Keeper of the knights
  5. Souls and Sins
  6. My Kingdom Comes
  7. Queen of Avalon
  8. My Farewell
  9. Down to Hell
  10. Wings of Pride
  11. Call to Arms
  12. Souls and Sins (Acoustic Version)

Pays: AT
Label: Napalm Records
Sortie: 2020/01/31

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