USURPER – Skeletal season

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Après avoir découvert l’EP “Threshold of the usurper” d’Usurper, nous arrivons maintenant dans les sillons de l’album “Skeletal season”, deuxième disque long format du groupe de Chicago, paru en 1999. Depuis l’épisode précédent, vous savez maintenant que les musiciens d’Usurper sont des fans invétérés de Celtic Frost, référentiel groupe suisse des années 80 et 90 ayant posé les bases d’un thrash metal extrêmement sombre, à la croisée des chemins entre death metal et black metal et surtout empreint d’un aspect gothique fondamental, véritable signature pour ce combo. Bon, pour ceux qui persisteraient encore à ne pas connaître Celtic Frost, un tuyau vite fait : écoutez “To mega therion” (1985) et “Into the pandemonium” (1987) et vous ne verrez plus jamais la vie comme avant.

Vénérer un groupe comme Celtic Frost au point d’en reproduire de vastes plâtrées stylistiques dans ses propres albums, voilà un pari dangereux pour Usurper, qui risque très fort de mériter son nom s’il ne parvient pas à mettre un peu d’originalité propre dans ses chansons afin de se distinguer de son influence maîtresse. Après un premier album “Diabolosis” (1995) qui était quand même très frostien dans ses apparences, Usurper tente de personnaliser davantage son deuxième album “Skeletal season” en 1999. A l’époque, le groupe fonctionne toujours sur le personnel ayant contribué au EP “Threshold of the usurper”. Le batteur Joe Apocalyptic Warlord a été remplacé en 1997 par Dave Hellstorm et les fondateurs Rick Scythe (guitare) et General Diabolical Slaughter (chant) peuvent toujours compter sur le bassiste Jon Necromancer, recruté dès 1995.

L’équipe en place réussit à relever le pari de l’originalité avec un éloignement certain des bases black metal au profit de sonorités beaucoup plus death et gothique. En cela, Usurper suit un peu l’évolution opérée par son modèle Celtic Frost. Mais le groupe parvient aussi à complexifier et à alourdir ses compositions d’une manière différents de celle de Celtic Frost. Il en résulte un album assez alambiqué, parfois surprenant par ses constructions chaotiques mais assez percutant du point de vue de l’imagerie occulte et inquiétante qu’il dégage. La batterie sonne de manière assez bricolée, mais cela fait partie du charme. Usurper n’hésite pas à s’enfoncer bille en tête dans des rythmiques martiales, prononcées par le chant d’ogre obèse du General Diabolical Slaughter. On se retrouve avec des atmosphères de retours de morts-vivants (“Embrace the dead”), de donjon hanté (“Cemetarian”), de furie suscitée par l’excès de substances nocives (“Brimstone fist”), des assauts sonores apocalyptiques (“Dismal wings of terror”) ou de la frousse générée par des incursions de loups-garous (“Wolflord”).

A la fois crasseux, gluant et brutal, cet album d’Usurper est assez convaincant dans son genre. Par la suite, le groupe commettra d’autres albums, mais moins inspirés que celui-ci. Après les albums “Necronemesis” (2000), “Twilight dominion” (2003) et “Cryptobeast” (2005), Usurper disparaît de la circulation pour un bon bout de temps. Il se reforme en 2015 autour des vétérans Joe Apocalyptic Warlord et Rick Scythe, appuyés par les nouveaux venus Danny “Tyrantor” Lawson (chant) et Scott Maelstrom (basse). Et d’après ce que l’on a pu retenir des rumeurs du Net, il semblerait qu’un nouvel album soit annoncé pour le printemps 2019. A suivre…

Pays: US
Dissonance Records (réédition, original 1999)
Sortie: 2019/01/04

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