Festival d’Art de Huy, la Perse et la Turquie au diapason !

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Moment important qui marquera manifestement les esprits des spectateurs présents ce mardi 22 août à l’Espace Saint-Mengold, un jalon incontournable pour fêter dignement les 20 ans du festival “nouvelle formule” en proposant deux maitres incontestés dans leur domaine respectif. En effet Kayhan Kalhor (vièle à quatre cordes, le kamantché) et Erdal Erzincan (baglama) sont véritablement deux virtuoses qui excellent dans l’art de jongler avec les cordes et donc de transmettre leurs cultures et leurs musiques traditionnelles. En ces temps de troubles où l’amalgame est si facile voilà deux musiciens venant d’Iran et de Turquie, qui viennent prouver à tout un chacun que la musique rassemble et permet d’oublier les idées folles de certains ! D’ailleurs je me permets ici de préciser que je n’ai pu personnellement assisté à tout le concert pour des raisons personnelles, mais je peux vous transmettre le ressenti de nombreuses personnes présentes jusqu’au bout avec une représentation d’une 1h20 d’un seul tenant où, la grande musique proposée était synonyme de méditation, de recueillement et même de prière !

En position assise comme c’est coutume dans les Pays Arabes, Ottomans ou Perses, nos deux virtuoses proposent au public une occasion peut-être unique d’entendre jusqu’où on peut aller dans le maniement d’instruments traditionnels souvent peu connus voir méconnus. Car cela fait partie aussi des objectifs de ce Festival d’Art de Huy, faire découvrir ou redécouvrir des instruments venus d’autres contrées ou d’autres continents. Ici c’est d’une part la vièle à quatre cordes de Kayhan Kalhor le kamantché (kamânche, kamancheh, keman, kemanche ou kamança) instrument à cordes frottées d’origine iranienne et répandu dans de nombreuses contrées et pays (Moyen-Orient, Balkans, Asie Centrale et des pays comme le Maroc, l’Iran, l’Arménie ou la Turquie) et d’autre part, le baglama de Erdal Erzincan instrument à cordes pincées (un luth à manche long ou court dérivé du saz) et qui se joue aussi dans de nombreux pays comme la Turquie ou la Grèce.

La finesse de jeu des deux protagonistes invitent bien sûr au voyage mais aussi à réfléchir autrement à nos différences, à aller au-delà des idées arrêtées et donc de découvrir d’autres cultures et traditions. Dépassant toutes les frontières et barrières, les deux musiciens offrent au public une vraie réflexion sur soi-même, et ce, à travers un récital de toute grande qualité !

Kayhan Kalhor Le Facebook

Erdal Erzincan Le Facebook

Kayhan Kalhor & Erdal Erzincan Extrait de concert

Kayhan Kalhor & Erdal Erzincan Extrait de concert

Pour le festival :

Festival d’Art de Huy Le Facebook

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