Black Mirrors au Zik-Zak

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Les programmateurs du Zik-Zak continuent à attirer des artistes de grand talent pour nous divertir et nous faire passer d’agréables moments musicaux. Une semaine après avoir accueilli CoreLeoni, c’est au tour du groupe belge Black Mirrors d’assurer le spectacle dans cette belle et sympathique salle brabançonne.

La salle du Zik-Zak n’est pas comble mais il y a une belle affluence pour venir découvrir sur scène les deux groupes belges qui composent l’affiche de la soirée. Pour ouvrir les hostilités, le groupe Fitz, un duo très costaud composé de Damien Polfliet (guitare/basse/chœurs) et Pierre-Yves « Piwi » Leman (batterie/chant). Au cœur de leur univers musical, un rock dur parfois métallique, un stoner pesant, oppressant et une révolte punk incisive. Autre caractéristique : le duo propose des titres en français. Quant au contenu, les textes sont socialement très engagés et en prise avec l’actualité. La force du propos (parfois même la violence des mots) est servie par un son épais et des rythmiques puissantes.


Côté setlist, le duo interprète les morceaux suivants: «Humain humanoïde», «Alep», «Sous les pavés», «Le fils bâtard», «Nos racines», «La pêche aux morts», «Mens sana», «C’est sûrement vrai», «Mon armée belle», «Mourir en héros», «Lève le poing». Autant de titres distillés comme une grosse claque dans la gueule, par des artistes bourrés de talent et qui n’ont pas peur de s’engager et de parler vrai. Excellente entrée en matière et très belle découverte !


Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion de vous parler de Black Mirrors (voir la chronique de l’album
«Look Into The Black Mirror»
et le compte rendu de la
release party à l’AB
). Cette fois encore, la bande à Marcella di Troia s’apprête à nous faire vivre un concert débordant d’énergie et carrément envoûtant. Alors que certains cherchent toujours à percer le mystère de la pierre philosophale, les Bruxellois ont réussi à trouver l’alchimie parfaite entre Indie, Garage Rock, Blues et Stoner Rock. Les musiciens sont parfaitement en phase pour distiller les rythmes captivants incarnés sur scène par la charismatique grande prêtresse Marcella, dans un concert d’une intensité rare comme à chaque fois, avec à ses côtés, Pierre Lateur à la guitare, Loïc Videra à la basse et Paul Moreau à la batterie. On comprend que face à un tel concentré de charisme et de talent, le label Napalm Records ne s’est pas fait prié pour prendre le combo belge francphone dans son écurie.


Le public adore et beaucoup de fans dansent au rythme de la musique. Pour ce concert headliner, le groupe interprète «Shoes For Booze», «Funky Queen», «The Mess», «Inner Reality», «Cold Midnight Drum», «Mind Shape»,
«Moonstone»
, «Canard Vengeur Masqué», «Gunther», «Lay My Burden Down», «Till The Land Wind Blows», «Burning Warriors», «Whispering Ghost» et «Kick Out The Jam».


L’ambiance est électrique, magnétique, ensorcelante. Les lumières et la musique ont par moment un petit côté psychédélique qui n’est pas fait pour déplaire au nostalgique de cette époque que je suis. Le public ne se pose pas de questions et suit comme un seul homme alors que sur scène, les jeunes artistes font preuve d’une aisance et d’une décontraction déconcertantes. Tant de talent chez des artistes de leur âge, ce n’est pas monnaie courante et cela augure d’une belle carrière.

Encore merci aux groupes et aux organisateurs pour cette très belle soirée!

Galeries de photos:


toutes les photos du concert de Fitz


toutes les photos du concert de Black Mirrors

Photos © 2018 Hugues Timmermans

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