20 ans de Classiques, un bail pour Marc Ysaye

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Marc Ysaye, le patron de Classic 21 était à l’honneur ce dimanche. Son émission fétiche, Les Classiques du dimanche matin, fêtait ses 20 ans. A cette occasion, une grande messe était organisée au Botanique avec une émission en direct et une après-midi de concerts.

Tout débuta donc ce dimanche matin avec l’émission Les Classiques de Marc Ysaye. Patrick Bauwens était à ses côtés pour cette matinée de surprises qui se tenait à la Rotonde. Evidemment l’émission en elle-même, celle qu’on découvre avec plaisir tous les dimanches matins depuis 20 ans, était un peu en retrait cette fois. La cause ? Nombreux étaient les invités venus égayer ces trois heures par de petits sets acoustiques. Nous avons vu passer Sacha Toorop, Perry Rose, Nicolas Michaux de Eté 67, Phil Gosez et un duo de choc pour un sketch hilarant sur l’histoire des tubes écrits par un mystérieux groupe belge. Et que dire de l’anecdote de la rencontre entre Peter Gabriel et Marc Ysaye. Un gag digne d’un film catastrophe… C’était quoi? Ah… mais fallait être là ou à l’écoute (voyez dans les
podcasts
de Classic 21). Et puis, grâce à Bauwens, nous avons entendu les compliments de Beverly Jo Scott actuellement aux Etats-Unis. Comme nous vous le disions Marc était à l’honneur et tout s’est terminé par des gâteaux d’anniversaire.

L’après-midi était elle réservée aux concerts. Pierre Lorand est venu donner un coup de main à Marc pour les présentations de groupes. Epaules larges, coiffure à la banane, costume trois pièces, Mike Sanchez a débuté seul au piano. Seul n’est pas le mot exact et il faudrait inventer un nouveau mot pour le décrire car accompagné de talent, de virtuosité le tout dans un seul corps… Une sorte d’octopus de la musique. Ses mains vont et viennent, entraînent des sinusoïdales du clavier aux rythmes effrénés d’une montagne russe. Comme si cela ne suffisait pas, il utilise tous les faciès qui lui sont possibles pour y mettre encore plus d’images, un peu à la Tex Avery sans jamais tomber dans le ridicule. Quelle pêche il a ! Il se démène tellement sur son clavier qu’il transpire plus que les chutes du Niagara. Mais peut-on à ce stade parler de clavier tellement celui-ci fait partie intégrante du Bonhomme. Tiens, il me fait furieusement penser à la folie d’un certain Jerry Lee Lewis. Du pur rock’n’roll et du boogie woogie pour nous donner la pêche. La première surprise de l’après-midi est arrivée “grâce” à un problème de Leslie de Focus. Le bassiste de Kula Shaker, Alonza Bevan, présent à Bruxelles car le groupe jouait au Bota ce lundi, improvisa un mini-set acoustique afin de faire patienter le public.

Finalement les problèmes de Leslie réglés, Focus monta sur scène pour un set faisant la part belle aux “vieux machins” du groupe. Un nouveau morceau extrait de “Focus 9” était au programme. Franchement, je n’ai vu là qu’un titre ressemblant comme deux gouttes d’eau à ceux de leurs premiers albums. Pas très neuf mais cela régalait les nostalgiques des seventies. D’une manière générale, et après avoir vu le groupe plusieurs fois du temps de leur splendeur, je trouve qu’il y avait pas mal d’approximations dans leur set qui n’atteint quand même plus l’intensité d’alors. Bien sûr, en vrai pro, ils retombaient toujours sur leurs pattes.

Le très attendu Elliott Murphy est ensuite arrivé. Cette fois il n’était pas accompagné de son groupe ni de son comparse Olivier Durant. C’est donc seul, en véritable folk-singer, qu’il a proposé ses chansons dont pas mal venaient de son dernier album
Coming Home Again
. Quelques nouvelles aussi qui figureront sur le nouvel opus qui sortira dans un mois paraît-il. Certains fans auront regretté de ne pas avoir entendu le sublime “Green River” mais son set fût parfait. C’est que ce gars-là est tellement sympathique.

Seconde surprise de la soirée. Les Belges de Arid ont été invités pour un mini-set. Leur dernier album
All Things Come In Waves
venant juste de sortir, et après un excellent concert à l’AB (voir notre
compte-rendu
), c’était pour eux l’occasion rêvée de se faire connaître auprès d’un public habitué au Classic Rock. Indéniablement, Jasper Steverlinck a sérieusement progressé depuis que je l’avais vu à Nandrin en 2002. Même si très belle, sa voix avait alors le don d’irriter sur la longueur du set. Il l’a depuis bien travaillée, elle se fait plus nuancée. Il faut dire qu’entre les deux albums, Jasper Steverlinck est parti dans un projet solo. Il s’est retrouvé face à lui-même donnant l’impression d’une remise en question ou/et de se ressourcer. Bien que différente, sa voix par son aura me fait penser à celle de Freddie Mercury. Quoi qu’il en soit il est incontestablement aujourd’hui, une des grandes voix du rock belge. Ce court set fut donc exemplaire.

Ensuite, il y avait Ten Years After et une surprise. Mais l’heure tourne et il était temps de rentrer. Nous ne les avons donc pas vus. Sans doute ont-ils rejoué tous leurs classiques d’alors, qui ont dû ravir les fans de l’époque. Si vous avez assisté à cette dernière partie de la soirée, n’hésitez pas à utiliser les commentaires pour donner votre avis.

Le Rédac’ Chef

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