The MNNQNS Experience

7 Participations

Dans la catégorie nom de groupe sans voyelles, on appelle sur la scène du Witloof Bar les Français de MNNQNS. Ils sont venus défendre avec fougue et énergie “Body Negative”, leur premier album.

En réalité, ils auraient déjà dû jouer au Botanique en octobre dernier mais avaient finalement dû déclarer forfait. Et comme on les avais loupés au Dour Festival, il était impensable de ne pas se trouver au poste ce soir, Saint-Valentin ou pas. Inutile de vous dire qu’on ne l’a regretté à aucun moment.

Visiblement, les Rouennais étaient pressés d’en découdre car ils sont montés sur scène peu après l’horaire prévu, écourtant du même coup le quart d’heure académique souvent réservé aux groupes se produisant dans la célèbre cave du Bota. Les retardataires n’ont donc pas eu la chance d’assister à cette cover tout à fait improbable du “Material Girl” de Madonna stone à la manière de Fat White Family.

Gonflés à bloc, ils se lanceront ensuite dans “If Only They Could” au sein duquel s’entrechoquent les influences d’Iggy Pop, de Television et de Wire. L’entêtant “Fall Down”, enchaîné sans respiration, les accentuera davantage en y intégrant une pointe plus urbaine via un flow saccadé et speedé que l’on retrouve notamment chez The Garden (“Drinking From The Pond” en sera un autre exemple frappant un peu plus tard).

En effet, Adrian D’Epinay, la tête pensante du projet, est autant fan des Strokes que de Ho99o9 et ses longs séjours à Cardiff l’ont immergé dans la bouillonnante scène locale (et britannique au sens large). “Body Negative”, le premier album du groupe, est d’ailleurs sorti chez FatCat Records. Ceci dit, autant son accent frenchie tranche pendant ses interventions, autant il passe tout à fait inaperçu au micro de compositions punchy construites autour de guitares à six, huit ou douze cordes.

Il débarquera sur scène vêtu d’un trench-coat en cuir noir qu’il ne gardera pas bien longtemps sur le dos. À ses côtés, on retrouve un guitariste habité à la tignasse bouclée grand amateur d’expérimentations sonores (notamment avec un… masque de robot), un batteur particulièrement bavard aux bras tatoués et un bassiste pour le moins discret. La symbiose dégagée par le quatuor atteint en tout cas des sommets d’intensité.

Musicalement, s’ils n’inventent rien, reconnaissons qu’ils le font bien. Prenez ainsi le triptyque “Notwhatyouthoughtyouknew”, “Wire (Down To The)” et “Desperation Moon” dont la rage, les mélodies catchy et l’explosivité ne laisseront personne indifférent. Sans parler de l’utilisation soutenue de flashes stroboscopiques qui accentueront la puissance de l’ensemble, notamment sur l’aussi bref que survitaminé “Urinals”.

On le voit, le traitement live de “Body Negative” se transforme en véritable bombe sonore. Mais à l’écoute d’un furieux nouveau titre baptisé “Tape Counter”, on se rend compte qu’ils sont encore loin d’avoir fait le tour de la question. Mieux, il lancera une fin de set tout à fait démentielle qui verra le chanteur coincer sa guitare entre le plafond du Witloof Bar et une rampe de spots à laquelle il finira par se pendre pendant que le guitariste se roulait sur scène. Le tribal (et un rien bordélique, du coup) “Glory Paul” bouclant les débats, stroboscopes et pédales à effets à bout de bras. Un rappel aurait sans doute été de trop…

SET-LIST
MATERIAL GIRL
IF ONLY THEY COULD
FALL DOWN
DOUBLE VISIONS
DRINKING FROM THE POND
LIMITS OF TOWN
STAGNANT POOLS
NOTWHATYOUTHOUGHTYOUKNEW
WIRE (DOWN TO THE)
DESPERATION MOON
URINALS
TAPE COUNTER
IDLE THREAT
GLORY PAUL

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