Une véritable mASHine à tubes…

9 Participations

Les Nord-Irlandais de Ash ont décidé de fêter dignement leur quart de siècle d’existence en se retournant sur leur passé. Au programme, une compil de singles et une tournée qui s’est arrêtée à la Rotonde du Botanique.

Ceux qui étaient dans la salle à vingt heures tapantes ont en tout cas ramassé une grosse claque dans la figure grâce au support signé Social Animals. Le quatuor originaire de Duluth dans le Minnesota ne s’est en effet pas posé de question et a débuté pied au plancher un set truffé de compositions à l’insolente immédiateté.

Bizarrement, leur seul indice d’américanité se trouve dans l’accent de Dedric Clark, leader non dénué d’humour à la bouille d’un jeune Mick Jagger dont la voix haut perchée renvoie du côté de Greg Gilbert (Delays). Des parties de guitares limpides presque gothiques, une basse entêtante et une rythmique soutenue complètent une formule diablement efficace dont on retiendra notamment l’imparable “Bad Things”, futur classique indie. Leur premier album devrait arriver prochainement.

Depuis leur dernier passage à la Rotonde voici treize ans, les camarades de Ash n’ont pas chômé. Ils ont ainsi notamment mis en place un ambitieux projet baptisé “A-Z Series” qui consistait à publier un 7inch tous les quinze jours pendant douze mois, chacun correspondant à une lettre de l’alphabet. Une formule permettait en outre aux abonnés de recevoir des bonus, des inédits et des remixes en plus du précieux sésame bimensuel.

Ils sont également revenus sur leur décision prise avant “Twilight Of The Innocents” d’abandonner le format album en sortant “Kablammo!” (2015) et “Islands” (2018). Entre-temps, ils ont célébré les vingt ans de leur classique “1977” avec un solide “Live On Mars: London Astoria 1997” et un concert au Muziekodroom de Hasselt entre autres dates européennes.

Ce soir, c’est l’ensemble de leur carrière qu’ils vont revisiter en support d’une double compilation (triple pour les collectionneurs incluant le second volume de faces B et de raretés “Cosmic Debris”) disponible depuis le jour de la Saint-Valentin. Le bien nommé “Teenage Wildlife” démontre combien Tim Wheeler maîtrise l’art de la perfect pop song depuis que “Jack Names The Planet” a débarqué sur les ondes de Radio One en 1994 (il aura le même impact dévastateur en fin de set).

Un don qu’il cultive toujours aujourd’hui avec beaucoup d’a-propos et de confiance puisque tant le concert que les rappels débuteront avec un extrait d’“Islands” (respectivement le nerveux “Buzzkill” et “Confessions In The Pool”). Mieux, en plein milieu du concert, il balancera même l’inédit de ladite compilation, “Darkest Hour Of The Night”, caractérisé par une basse proéminente, une batterie carrée et des sons eighties.

Armé de sa célèbre V-guitar qu’il n’abandonnera que l’espace de “Walking Barefoot”, il a toujours cet air d’éternel adolescent à la gueule de star. Il porte un t-shirt arborant la mention Boy from Mars alors que le bassiste Mark Hamilton à sa gauche a opté pour le penchant féminin (tous deux disponibles au stand merchandising dont il est le boss) en référence au fameux single de 1995 qui clôturera plus tard le set principal. Un bassiste au jeu démonstratif par moments risible qui a besoin d’un certain espace pour s’exprimer. Quant au batteur Rick McMurray, il complète ce trio complémentaire à beaucoup d’égards.

“A Life Less Ordinary”, BO du film du même nom réalisé par Danny Boyle et “Shining Light, single du renouveau après une difficile deuxième plaque, seront balancés assez tôt et feront grimper la température dans une Rotonde déjà bouillonnante. D’autant que “Goldfinger”, leur premier top 10 anglais et “Oh Yeah”, l’hymne de l’été 1996 au traitement presque métal suivront dans la foulée, entourant un “Wildsurf” à la voix quelque peu limite.

À ce propos, ils mettront un point d’honneur à puiser dans chacun de leurs albums avec le même enthousiasme. Prenons par exemple ce “You Can’t Have It All” au break stroboscopique hallucinant, cet “Orpheus” bien noisy sur lequel le batteur se déchaînera ou encore le final parfait du furieux “Cocoon”.

Ceci dit, sans surprise, ce sont les hits du début de leur carrière qui auront la cote auprès d’un public majoritairement quarantenaire. “Kung Fu” provoquera ainsi un sérieux mouvement de foule avant que le bassiste ne se fraie un passage au milieu de la salle. Un peu plus tard, “Sometimes” ralentira le tempo mais certainement pas l’intensité.

Débutés par le précité “Confessions In The Pool” à la vibe disco rétro-futuriste, les rappels se poursuivront par “Arcadia”, la lettre C du projet “A-Z Series” (la seule partie de leur carrière non encore abordée à ce moment de la soirée). Le tout se terminera en puissance via un “Burn Baby Burn” d’une redoutable efficacité… avant que “The Time Of My Life” signé Bill Medley et Jennifer Warnes ne résonne dans les haut-parleurs de la Rotonde. The time of their lives… depuis vingt-cinq ans déjà.

SET-LIST
BUZZKILL
ANGEL INTERCEPTOR
A LIFE LESS ORDINARY
SHINING LIGHT
GOLDFINGER
WILDSURF
OH YEAH
DARKEST HOUR OF THE NIGHT
YOU CAN’T HAVE IT ALL
WALKING BAREFOOT
KUNG FU
COCOON
SOMETIMES
ORPHEUS
JACK NAMES THE PLANETS
GIRL FROM MARS

CONFESSIONS IN THE POOL
ARCADIA
BURN BABY BURN

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