AD PATRES – A brief introduction to human experiments

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Formé en décembre 2008, Ad Patres hante la scène métal extrême bordelaise, y répandant un doux parfum de death metal bien brutal. Sans doute peu sensible aux charmes chantants du vin rouge de sa région, Ad Patres préfère le fiel liquoreux des potions ensorcelées et nous asperge de riffs sauvages tentant de couvrir les grognements d’un chant de bête sortie des cavernes de Lucifer.

L’aventure de ce groupe commence en fait au début des années 2000, avec un premier groupe I.O.S.T. qui va ensuite donner naissance à Ad Patres. I.O.S.T. (pour Infested Organ vs. Scrub Typhus) pratique un grindcore particulièrement épais et sort un unique album ʺGreetings from Tchenobylʺ en 2005. Tout un programme… A l’époque, Vorace Kalashnikov (batterie, ex-Voracious Gangrene), Le Nombril (basse), Khan-Hard (guitare) et Zombi Juju (chant) animent ce groupe qui finit par se séparer en 2008, les trois derniers membres cités fondant dans la foulée Ad Patres.

Ce nouveau groupe recrute le batteur Alsvid (ex-Morning Rise) et Olivier Bousquet (guitare). L’année suivante, en 2009, le chanteur Zombi Juju cède sa place à Axel Doussaud. Sous cette forme, le combo sort un premier album ʺScorn Aestheticsʺ, qui sort en 2012 chez Kaotoxin Records. Changement de guitariste en 2015, quand Canard s’efface devant Pierre-Yves Marani (ex-Fate of Fallacy), qui va officier sur le nouvel album ʺA brief introduction to human experimentsʺ. Ce disque sort chez Xenokorp, la maison qui a succédé à Kaotoxin après la disparition de celle-ci.

Ici, pas de finesse ni de dentelle, Ad Patres nous assène un death metal radical, tellement radical qu’il a même tendance à glisser dangereusement dans les fossés du grindcore. Mais où est le problème? Ce n’est pas l’amateur de riffs brutaux qui va s’en plaindre. La production bien compacte place l’auditeur dans une chaudière au bord de l’explosion et des titres évocateurs comme ʺMechanical enlightenmentʺ, ʺLed by fleshʺ, ʺSymbiosickʺ, ʺVerses voidʺ, l’énorme ʺSpellboundʺ ou ʺThe floating pointʺ nous passent à travers la cervelle en nous faisant comprendre que les expériences humaines dont il est question dans le titre de l’album ont plus à voir avec celles du Docteur Frankenstein que celles du Docteur Schweitzer.

Bref, voici un bon petit album de death/grindcore qui nettoie les tympans, redonne de la souplesse aux cervicales et donne envie de partir à l’assaut des steppes russes avec une masse d’armes. De saines préoccupations, en somme.

Pays: FR
Xenokorp Records
Sortie: 2019/02/08

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