DEYOUNG, Dennis – 26 East, volume 1

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ʺ26 Eastʺ est l’adresse où Dennis DeYoung a passé son enfance, dans les quartiers sud de Chicago. C’est dans ce quartier qu’il a fondé Styx en 1961. Oui, vous avez bien entendu, on parle de Styx, le légendaire groupe prog américain, et on apprend que cette affaire remonte quand même à 1961. Il faut dire que Dennis DeYoung, à l’époque, était âgé de 14 ans et était à peine plus vieux que ses compagnons Chuck Panozzo et John Pannozzo, des jumeaux d’un an ses cadets qui montent Styx avec lui. Vu les âges, il faudra logiquement attendre onze ans avant que Styx ne sorte son premier album en 1972. La suite, c’est de l’histoire contemporaine avec une carrière qui dure encore aujourd’hui, et dix-sept albums au compteur. Pourtant, Dennis DeYoung ne fait plus partie de cette aventure et c’est Chuck Panozzo qui reste aujourd’hui le seul membre fondateur, après le décès de son frère en 1996 et le départ de Dennis DeYoung en 1999.

Dennis DeYoung avait commencé une carrière solo en 1984, avec un premier album ʺDesert Moonʺ, suivi des disques ʺBack to the worldʺ (1986), ʺBoomchildʺ (1988ʺ, ʺ10 on Broadwayʺ (1994), l’album concept ʺThe hunchback of Notre-Dameʺ (1996) et ʺOne hundred years from nowʺ (2007). Il sort de sa tanière pour commettre ce dernier album de sa carrière, comme il l’a officiellement annoncé.

Mais cet album ne sera pas tout à fait le dernier, étant donné que la mention ʺvolume 1ʺ figure dans le titre. Il faut dire que Dennis DeYoung avait tellement de chansons en réserve que son nouveau label, Frontiers Music, lui a proposé de fractionner l’ensemble en deux lots, histoire de donner encore de l’espoir aux fans du grand homme. Cette prolifération de morceaux nouveaux est également due à Jim Peterik, qui a aidé Dennis DeYoung à composer. Il faut dire qu’avec son passé chez l’ultra-médiatisé Survivor dans les années 80 (oui, ʺEyes of the tigerʺ, c’est lui), le bon Jim a suffisamment d’expérience pour trousser des chansons marquantes.

Et c’est ce que l’on découvre sur cet album, qui est en quelque sorte le bilan d’une vie. A 73 ans, Denis DeYoung fait le point sur son passé, mesure le chemin parcouru (ʺEast of midnightʺ), donne un coup de gueule sur la bêtise des réseaux sociaux (ʺWith all due respectʺ), évalue ce qui l’a aidé à tenir (ʺDamn that dreamʺ) et évoque le bon vieux temps avec nostalgie, avec ni plus ni moins que Julian Lennon, le fils de John invité au chant, sur le très beau ʺTo the good old daysʺ. Ce bilan nous fait même un peu peur car on croit à un moment que Dennis DeYoung fait aussi ses adieux à la vie sur le petit final ʺA.D. 2020ʺ, moins d’une minute où il dit que c’était bon de vivre la vie qu’il a vécue. Eh, Dennis, pas si vite ! Si on en juge par la fraîcheur et la jeunesse de ta voix, tu es parti pour nous enterrer tous. Alors, ne jette pas le manche après la cognée et donne-nous l’espoir que tu feras encore des disques aussi réussi que celui-ci.

Cet album est effectivement bien agréable à écouter, avec ses chansons tutoyant un hard rock mélodique lourdement teinté de prog (normal, quand on le membre fondateur de Styx, on ne se refait pas) et où Dennis DeYoung se révèle avec toute une sincérité et un amour de la musique qui va droit au cœur. De nombreux musiciens interviennent sur l’album, dont Matthew DeYoung, le propre fils. Quelques ballades dégoulinantes de chocolatine (attention, je n’ai pas dit de la guimauve) font vibrer un peu plus la corde sensible et rappellent qu’un vieux briscard comme Dennis DeYoung est forcément obligé de retomber régulièrement dans les travers sympathiques qui ont fait sa carrière de ténor du prog (ʺRun for the rosesʺ, ʺThe promise of this landʺ). La pochette de l’album est aussi un clin d’œil à la vie et à la carrière de Dennis DeYoung qui explique que ces trois trains qui partent vers une destination inconnue le représentent, lui et les deux frères Panozzo.

Bref, Dennis DeYoung, à l’automne de sa vie, livre encore un bout de printemps qui montre que, la musique peut nous garder jeunes pour toute notre vie si on y croit avec force et amour. Vivement le volume 2.

Le groupe :

Dennis DeYoung (chant et claviers)
Jim Peterik (guitare, basse, claviers, chœurs)
August Zadra (guitare, chœurs)
Jimmy Leahey (guitare)
Craig Carter (basse et chœurs)
Mighty Mike Morales (batterie)
John Blasucci (claviers)
Mike Aquino (guitare)
Kevin Chalfant (choeurs)
Matthew DeYoung (batterie sur ʺTo The Good Old Daysʺ)
Ed Breckenfeld (batterie sur ʺUnbrokenʺ)

L’album :

ʺEast Of Midnightʺ (5’05)
ʺWith All Due Respectʺ (4’48)
ʺA Kingdom Ablazeʺ (5’51)
ʺYou My Loveʺ (3’59)
ʺRun For The Rosesʺ (4’32)
ʺDamn That Dreamʺ (4’13)
ʺUnbrokenʺ (4’50)
ʺThe Promise Of This Landʺ (5’11)
ʺTo The Good Old Daysʺ (4’07)
ʺA.D. 2020ʺ (0’56)

https://www.facebook.com/DennisDeYoungOfficial/

Pays: US
Frontiers Music
Sortie: 2020/05/22

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