ELECTRIC BLUE CATS – Live session

0 Participations
Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Le nom est basique mais il fallait y penser. Tout comme le titre de ce premier album des Electric Blue Cats, un ʺLive sessionʺ qui ne paie pas de mine, sauf bien sûr quand on prend la peine d’entrer dedans. La formule qui anime ce groupe est également simple : un power trio, guitare, basse, batterie, pas de chant mais un groove hors norme au service d’une lecture futée du rock, du funk et du jazz, le tout mélangé dans un brouet dansant et enthousiaste. Voilà) de quoi se remuer un peu la couenne sur une piste de danse en oubliant les tracas du quotidien et ne pensant à l’été qui approche doucement.

Electric Blues Cats naît de la rencontre du batteur Salah Khaïli et du guitariste Christophe “Tito” Taddei, qui sont rapidement rejoints par le bassiste Emmanuel Sunee. Nous sommes fin 2020 et un premier album est rapidement mis en chantier courant 2021, sous la production de Fred Lafage au studio de la Seine. Il est possible que le trio joue live dans le studio mais il ne s’agit pas ici d’un album live avec un public, entendons-nous bien.

Le public se trouve de l’autre côté de la chaîne hi-fi ou du lecteur mp3 et il danse de tout son saoul à l’écoute de ce cocktail rafraîchissant qui chasse à la fois sur les terres ancestrales du funk rock et de l’afro-rock (on pense à Santana, Cymande ou Herbie Hancock) et dans des zones plus modernes qui font penser à Khruangbin, Parcels, El Michels Affair ou encore Tame Impala. La grande force d’Electric Blue Cats est son incroyable technicité et la faculté qu’ont ses trois musiciens d’interagir entre eux.

Le trio nous emmène sur les chemins variés du funk rock, du jazz ou même du disco, avec toujours le même brio et l’envie de faire la fête. En toutes circonstances, la batterie se Salah Khaïli assure une pulsion rythmique inépuisable, une pulsation binaire infaillible, de quoi assurer un tapis solide pour la basse qui s’amuse à des variations changeantes et à la guitare qui peut batifoler dans des solos acrobatiques mais jamais dénués de finesse.

On démarre en douceur avec les ambiances suaves et tropicales de ʺHigh flyʺ, au tempo régulier et à la guitare wha-wha, petite invitation à venir danser. Et puis, c’est parti pour de bon avec la succession ʺGroov’ on the eggsʺ, ʺCoconut desertʺ ou ʺFresh Springʺ (un rare morceau qui propose des paroles) qui nous font rebondir entre funk sucré et dance music rafraîchissante. Même limonade avec ʺCrazy houseʺ et ses rythmes débridés qui nous enferment dans la chaleur étouffante d’une cabane remplie à ras-bord de danseurs en transe. On calme un peu le jeu en mode plus psychédélique avec ʺThe wind of freedomʺ, avant que la dernière partie d’album réserve un nouveau lot de surprises, avec les rythmiques concentrées de ʺJungle pursuitʺ, le jazz funk de ʺThe jokeʺ, le r n’b rappé de ʺChange your partnerʺ (encore un titre chanté), l’énorme travail de la guitare sur ʺFunky mad manʺ ou le disco terminal de ʺDark floorʺ.

Véritable bouffée d’air frais tant pour la technique impeccable des instrumentistes que leur insouciance salvatrice au service du rythme et de la danse, ce ʺLive sessionʺ est une capsule de bonne humeur musicale qui nous tient éloignés des tristesses du monde. Ce n’est pas vous qui filez sur une île déserte pour tout oublier, c’est l’île déserte qui s’invite dans votre salon. Profitons-en.

Le groupe :

Salah Khaïli (batterie)
Christophe “Tito” Taddei (guitare)
Emmanuel Sunee (basse)

L’album :

ʺHigh flyʺ
ʺGroov’ on the eggsʺ
ʺCoconut desertʺ
ʺFresh Springʺ
ʺCrazy houseʺ
ʺThe wind of freedomʺ
ʺJungle pursuitʺ
ʺThe jokeʺ
ʺChange your partnerʺ
ʺFunky mad manʺ
ʺDark floorʺ
ʺAfrican rockʺ

https://www.facebook.com/salah.khaili/

Pays: FR
Autoproduction
Sortie: 2022/03/15

Laisser un commentaire

Music In Belgium