EREMIT – Desert of ghouls (EP)

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On annonce pour cette année 2020 un nouvel album d’Eremit, qui devrait s’appeler ʺBearer of many namesʺ et qui fera suite au premier album ʺCarrier of weightʺ, qui avait permis à ce groupe de sludge et doom metal allemand de faire des débuts remarqués chez le label Transcending Obscurity. Pour se remettre ce premier épisode en tête, on pourra se reporter à la chronique de ce disque, parue en 2019 sur ce site.

Mais comme l’Allemand est travailleur, les gens d’Eremit n’ont pas attendu leur prochain deuxième album et ont emmagasiné deux titres faisant l’objet d’un EP, servi en entremets entre les deux albums. En fait, Moritz Fabian (guitare et chant) et Marco Bäcker (batterie) ont ressorti des cartons deux morceaux enregistré en mai-juin 2018, à l’époque où le guitariste Pascal Sommer était encore dans le groupe avant la sortie du premier album.

On va donc redescendre au plus profond des cryptes hantées pour retrouver avec délice les vibrations sismiques du sludge metal grossier et glacial qui constitue le style d’Eremit. Il n’y a que deux morceaux mais ceux-ci valent leur pesant de crucifix. On en a quand même en tout pour 21 minutes avec un premier morceau de neuf minutes et un second de douze minutes. ʺBeheading the innumerousʺ actionne des lignes de guitares épaisses et obsédantes sur lit de rythmique hypnotique, du moins dans une première phase. Un chant poisseux vient picorer notre système nerveux, histoire de raviver l’ambiance morbide qui règne sur ce titre. Puis tout s’accélère dans une charge monstrueuse, où on a l’impression que tous les cadavres de l’enfer ressurgissent sur terre pour sonner l’hallali sur les vivants.

On continue dans la finesse et la douceur poétique avec ʺCity of Râsh-il-nûmʺ, un titre qui fait fortement penser à une nouvelle de Lovecraft mais recherches faites, il s’agit bien d’une invention entièrement en provenance d’Eremit, qui s’amuse ainsi à créer des univers fantastiques, refuge de quelque possible monstre infernal originaire d’une autre galaxie. L’ambiance ici y est plus recueillie, avec une longue phase faite de lenteur monastique, arrêtant le temps. Ça plane en mode angoissé, jusqu’à une inéluctable montée en puissance où les instruments brûlent quelques étapes sur le volume sonore, juste à temps pour accueillir le chant de goule pourrissante de Moritz Fabien. Les mid-tempos massifs accompagnent un moment un auditeur déjà passé à l’état catatonique à force de recevoir des avalanches de décibels lourdauds et dépressifs. Puis, histoire de secouer les puces de tout le monde, Eremit remet un coup d’accélérateur en fin de course pour terminer d’ensevelir l’auditeur sous d’énormes coups de boutoir.

Voilà un petit EP bien fumant qui permet de faire le lien entre le premier album d’Eremit et un deuxième opus que l’on attend donc avec impatience.

Le groupe :

Moritz Fabian (guitare et chant)
Pascal Sommer (guitare)
Marco Bäcker (batterie)

L’album :

ʺBeheading the Innumerousʺ (8’57)
ʺCity of Râsh-il-nûmʺ (12’14)

https://eremitdoom.bandcamp.com/album/desert-of-ghouls-atmospheric-sludge-doom-metal
https://www.facebook.com/EremitDoom/

Pays: DE
Transcending Obscurity
Sortie: 2020/07/17

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