FOOKS NIHIL – Fooks Nihil

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Lorsque l’on écoute ce premier album de Fooks Nihil, la première idée qui vient à l’esprit est de savoir de quel quartier de San Francisco viennent ces merveilleux baladins, défenseurs d’un rock west coast et psychédélique lourdement influencé par les Byrds ou Crosby, Stills Nash & Young. Les recherches apportent bien vite une réponse déroutante en révélant que ce groupe est en fait allemand, originaire de Wiesbaden dans la Hesse. Alors, autre question : comment des individus élevés à la choucroute, la bière Pils et Rammstein ont-ils pu avoir été pénétrés à ce point par la finesse et la beauté d’un rock psychédélique si authentique qu’on l’aurait juré provenir de Californie ?

Peut-être est-ce tout simplement parce que Max Ramdohr, Maximilian Schneider et Florentin Wex ont bon goût et ont été assez sensibles pour céder aux charmes de ce rock sixties raffiné ayant fleuri sur les deux bords de l’Atlantique, à la fois en Amérique avec le rock west coast et americana, et en Angleterre avec le beat, également évoqué sur cet album.

Oublions donc un moment Scorpions, le hard rock allemand et autre musique militaire bavaroise pour fréquenter un moment de grâce avec Fooks Nihil, où l’on repère vite les influences Byrds (l’impeccable premier morceau ʺInsight of loveʺ) et où on découvre que ces vieux hippies boudinés de Crosby, Stills, Nash & Young sont revisités avec une salvatrice sauce pleine de dynamisme (ʺWhat’s leftʺ). Après un brelan de trois morceaux d’une formidable rectitude rythmique (avec le troisième morceau ʺTalesʺ), Fooks Nihil, décline des titres plus subtils, à la Neil Young (ʺLady from a small townʺ) ou à la Jefferson Airplane (ʺSurface of thingsʺ), où l’on a toujours droit à des harmonies vocales cristallines, touchant parfois au génie (ʺThe seerʺ). Autre influence, Bob Dylan bien sûr, dont on croirait entendre une reprise de son ʺKnocking on heaven’s doorʺ sur ʺMiseryʺ, qui est cependant un morceau original de Fooks Nihil. Le groupe finit son disque aussi magnifiquement qu’il l’avait commencé, avec un slow à la Beatles habité par ces incroyables harmonies vocales déjà citées plus haut (ʺThe seerʺ). On aurait pris ce morceau pour argent comptant en guise de final mais Fooks Nihil nous gratifie encore d’une petite perle rassemblant Bob Dylan et Lynyrd Skynyrd, ornée de merveilleuses ondulations de guitare slide qui passent au loin mais que l’on ne peut que remarquer (ʺLong daysʺ). Le secret de ce son fantastique créé par les Allemands vient sans doute de la production signée Glenn Brigmann, qui a accueilli Fooks Nihil dans ses studios de Los Angeles, pour davantage d’authenticité sonore.

Certes, Fooks Nihil a du mal à dissimuler ses influences au point de reproduire des plans entiers de ses héros dans sa musique. Mais il ne fait aucun doute que ce petit combo possède un potentiel. Il a déjà créé la surprise en débarquant de nulle part et il pourrait bien conforter ses positions en donnant une patte plus originale à son style, déjà bien riche de belles influences.

Le groupe :

Max Ramdohr (guitare et chant)
Maximilian Schneider (batterie et chant)
Florentin Wex (basse et chant)

L’album :

ʺInsight Of Loveʺ (02:36)
ʺWhat’s Leftʺ (05:28)
ʺTalesʺ (03:52)
ʺLady From A Small Townʺ (03:50)
ʺSurface Of Thingsʺ (04:46)
ʺHomelessʺ (04:36)
ʺDown From Where She Comesʺ (02:37)
ʺMiseryʺ (05:00)
ʺThe Seerʺ (04:12)
ʺLong Daysʺ (04:30)

https://fooksnihil.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/FooksNihil/

Pays: DE
Unique Records
Sortie: 2020/09/18

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