WIGWAM – Nuclear Nightclub

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Wigwam est un groupe de rock progressif finlandais, tendance jazz fusion, à ne pas confondre avec Wig Wam qui est groupe (beaucoup plus récent) de hard norvégien. Au nom, vous allez me dire que voilà un groupe qui n’a pas dû peser lourd dans l’histoire (Wigwam, c’est pas lourd, non ? bon, j’insiste pas). Trêve de plaisanteries, un wigwam est une habitation en bois construite par certaines tribus indiennes d’Amérique du Nord, dont certaines tribus apaches. En fait, cette formation scandinave fait partie des pionniers du jazz-rock. Son histoire est à séparer en deux époques, la première allant de 1969 à 1974, offrant une musique proche des géants tels que Traffic ou encore Frank Zappa. Deux albums phares sont issus de cette période, à savoir “Fairyport” (1970) et “Being” (1974). La seconde période va de 1974 à 1977 et fait suite aux départs de Pekka Pohjola (bassiste), Vladimir Nikkamo (guitare) et Jukka Gustavson (claviers et chant, auteur et compositeur d’une bonne partie des œuvres du groupe). Ce changement de distribution est allé de pair avec un changement de style (déjà entendu cela à propos d’un autre groupe, pas vous ?). J’y reviendrai plus loin, mais je tiens à préciser que les renseignements que je vous livre je ne les ai cherchés qu’après avoir écouté l’album dont il est question plus loin. Donc, les lignes qui suivent ne sont pas trop influencées par ce que j’ai lu. A noter enfin que Wigwam deuxième mouture s’est reformé dans les années nonante.

“Nuclear Nightclub” est sorti en 1975, c’est le cinquième album du groupe et le premier de la seconde époque. La composition du groupe comprend deux rescapés de la première période : Jim Pembroke (chant et claviers), finlandais d’adoption d’origine britannique, et Ronnie Osterberg (batterie, marimba). Les nouvelles recrues sont Pekka Rechart (guitare), Mosse Groundstroem (basse) et Esa Kotilainen (claviers).

À consulter la pochette, vous pourrez constater que ce “Nuclear Nightclub” est constitué d’une suite de plages relativement courtes. Le disque débute par sa plage titulaire, une chanson pop, mélodieuse, agréable très proche des ballades de Paul Mc Cartney. Le deuxième titre “Freddie Are You Ready” est également très pop, mais présente des accents prog, façon Camel.

Le style évolue progressivement (c’est le cas de le dire !) vers un jazz fusion proche de l’école de Canterbury sur les trois chansons suivantes. La batterie est cependant assez prévisible, parfois métronomique ce qui est un peu décevant pour un groupe aux accents jazz. À noter des passages de claviers très électronique à la Jean-Michel Jarre sur “Bless Your Lucky Stars” et “Kite”. Le chant de Jim est très plaisant se rapprochant par instant de celui de Gerry Rafferty.

“Simple Human Kindness” nous ramène à la pop, avec un petit accent chant de Noël. “Save My Money And My Name” résume à lui seul ce disque : refrain pop à la Wings et ponts musicaux proches de Caravan. Et Wigwam de terminer sur une véritable note jazz-rock avec “Pigstorm”, malheureusement avec une batterie toujours aussi stéréotypée.

Un album mi figue – mi raisin, proposant une musique jazzy aux forts accents de pop. Je n’ai rien contre, mais le mariage entre les deux styles est quelquefois difficile à assimiler. En bref, “Nuclear Nightclub” doit être à Wigwam ce que “And Then There Were Three” est à Genesis. Un album loin d’être déplaisant, surtout les deux premières chansons, mais qui n’est vraiment pas un incontournable.

Pays: FI
Esoteric Recordings ECLEC2174
Sortie: 2010/01/25 (réédition, original 1975)

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