NASTY – Love

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Un groupe comme Nasty qui intitule un de ses albums “Love”, c’est un peu comme si MGMT ou Air sortaient un album appelé “Ultra-violence” ou “Mon poing dans ta gueule” tout en continuant de jouer leur musique feutrée et aérienne qui a fait leur réputation. Le message de Nasty n’a en effet pas grand-chose à voir avec l’amour, si ce n’est l’amour des riffs hardcore bien bourrins et du plomb fondu qui jaillit de ses amplis.

Ce groupe se forme à Liège en 2004 mais semble faire florès en Allemagne ces derniers temps puisque son label est allemand, la production est allemande, les articles de presse à leur sujet sur leur site Facebook sont en allemand et une des chansons du dernier album est aussi chantée dans la langue de Fritz Lang. En fait, depuis sa création sur les ruines du combo hardcore Van Damme, Nasty a réalisé un EP et quatre albums : “The beginning” (2005), “Declaring war” (2006), “Aggression” (2008), “Give a shit” (2010) et “Love” (2013).

Le credo de Nasty, c’est le beatdown hardcore, pas seulement le hardcore. La version beatdown du hardcore est un style qui fait davantage appel à des séquences ralenties et une multiplication des breaks, avec des sonorités et un chant qui ne sont pas sans rappeler non plus le metalcore. Ce style percutant et lourd a forgé la réputation du groupe sur les scènes hardcore belges et allemandes, où Nasty se distingue par un jeu de scène dévastateur et un message politique révolutionnaire.

On retrouve tous ces éléments dans leur nouvel album “Love” qui commet l’exploit de placer entre nos oreilles la bagatelle de quatorze titres en 21 minutes. Certains de ces morceaux sont de petites transitions de quelques secondes entre les chansons véritablement hardcore. L’offensive démarre en douce avec l’introduction de “Hell on Earth” qui ne tarde pas à déverser un chant directement sorti des cavernes de l’enfer. Une guitare monstrueuse et une rythmique de diablotins sous caféine lui emboîtent le pas et c’est parti pour une rafale de morceaux à la violence colossale, à l’épaisseur abyssale, à la rage maximale. Le douillet morceau “Scheisse” vient trancher sur le reste des chansons en anglais puisqu’il est en allemand.

Une fois que ce rouleau compresseur vous est passé dessus avec la grâce d’un gorille invité par erreur à un vernissage d’une galerie d’art post-moderne, il ne reste plus qu’à retrouver ses esprits et se demander quand est-ce qu’on recommence. Car Nasty, ça réveille !

Pays: DE
BDHW Records
Sortie: 2013/02/28

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