AVATAR – Hail The Apocalypse

0 Participations
Notre évaluation
L'évaluation de lecteur
[Total: 0 Moyenne: 0]

Ah, le monde des stars et du show business ! Le nombre des choses étranges et moralement indéfendables qui se déroulent dans les coulisses obscures des salles de spectacle. Prenons, pour exemple, cet Avatar suédois et son vocaliste Johannes Michael Gustaf Eckerström qui éprouverait sans doute énormément de difficultés à prouver qu’il n’est pas le fruit de relations coupables entre Alice Cooper et Rob Zombie.

Johannes Eckerström et John Alfredsson (batterie) ont fondé Avatar en 2001. Citoyens de la ville de Gothenburg, ils ont tout naturellement tenté leur chance dans le business (lucratif pour certains à l’époque) du Death Métal Mélodique. “Thoughts Of No Tommorow”, le premier album sorti en 2006, “Schlacht”, son successeur paru un an plus tard et l’éponyme “Avatar”, publié en 2009 ont largement exploré le style. Même s’ils n’ont pas vraiment attiré l’attention de la communauté métallique internationale, les trois opus ont quand même permis au groupe de tourner en première partie de formations aussi reconnues qu’Evergrey, Dark Tranquility, In Flames, Obituary ou Hardcore Superstar. En 2012, “Black Waltz” marque un tournant dans la carrière d’Avatar. Désireux de ne pas rester cloisonné dans un style bien précis, le groupe se lance sur d’autres voies. En changeant radicalement de style et en optant pour un métal aux consonances modernes, il se met à dos une bonne partie de ses fans de la première heure. Mais il en gagne d’autres. Beaucoup d’autres. Parmi ceux-ci, les gros vendeurs que sont Avenged Sevenfold. Ces derniers, conquis par l’album, les invitent à jouer en ouverture de leur tournée 2013.

“Hail The Apocalyspe”, le nouvel opus sorti mi-mai 2014 chez Gain Music Entertainment/Sony (NDR : le label actuel d’Europe et de Mustasch) n’a plus grand-chose à voir avec le Death Métal Mélodique. Avatar y décline une un métal-rock hybride, théâtral et schizophrène. Sa musique allie le métal industriel horrifique de Rob Zombie au groove du Nu-Métal de Korn (“Hail The Apocalyspe”, “Get In Line”) et les rythmes martiaux de Rammstein (“Vultures Fly”) à un zeste de folie clownesque qui n’est pas sans rappeler un certain Mr Bungle (“What I Don’t Know”, “Puppet Show”). Bien sur, c’est surtout du côté du look qu’il faut chercher une filiation avec le grand Alice.

L’album, dans son ensemble, est plutôt agréable à écouter. Original, mais un peu racoleur (NDR : la reprise du “Something In The Way” de Nirvana en est une preuve évidente), il vise surtout les amateurs de Métal moderne et de Heavy Rock mainstream à l’américaine.

L’album (50’58) :

  1. Hail The Apocalypse (4’13)
  2. What I Don’t Know (4’53)
  3. Death Or Sound (4’21)
  4. Vultures Fly (4’38)
  5. Bloody Angel (6’04)
  6. Murderer (5’03)
  7. Tsar Bomba (3’33)
  8. Puppet Show (4’23)
  9. Get In Line (3’13)
  10. Something In The Way (4’27)
  11. Tower (6’03)

Le groupe :

  • Johannes Eckerström : Chant, Trombone
  • Henrik Sandelin : Basse, Chœurs
  • Kungen : Guitares
  • John Alfredsson : Batterie
  • Tim Öhrström : Guitares, Chœurs

Pays: SE
Gain/Sony Music – 88843063222
Sortie: 2014/05/16

Laisser un commentaire

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!