PERIPHERY – Juggernaut : Alpha

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Tâche bien hasardeuse de remplacer le grand Michel SERRY pour, vous faire connaître la suite discographique de ce groupe américain emmené par Misha Mansoor. Dans son délire et comme le dit notre collègue, le guitariste nous plonge dans un étrange courant musical, le Djent Métal ! Je pense d’ailleurs qu’il sera opportun de se référer aux deux chroniques déjà éditées pour les sorties discographiques datant de 2012 et 2014. Sinon et pour résumer, le groupe formé de six membres dont trois guitaristes, construit un véritable melting-pot métallique où, métal progressif, hardcore et passages plus pop s’entremêlent au sein de nombreuses démonstrations techniques.

Vaste programme donc avec le premier volet “Alpha” de cette double sortie simultanée puisque, il y aura un second CD dans la foulée, le bien nommé “Omega”. On se croirait pour un peu dans la discographie d’Asia mais, cela s’arrête là car le contenu sonore n’a rien à voir avec le projet des anciens membres de Yes !

Pour l’heure, occupons-nous de la première partie de ce troisième album avec effectivement, un métal progressif particulier en ce sens que partant d’une intro plutôt atmosphérique et d’un chant proche du chanteur d’Overhead, on vire assez vite vers quelque chose de plus percutant. Le chant monte dans les tours pour se métamorphoser en cri guttural et la musique, prend rapidement des airs de métal progressif puissant.

Bien sûr les guitares sont omniprésentes à chaque strate des compositions et pour ce qui est de la seconde chanson, on tombe directement dans un amalgame de trash et de death soft. Cris puissants riffs endiablés percutent l’auditoire de plein fouet avec une efficacité probante puis surprise, une ballade blues-rock proche des musiques de film vient nous prendre à contre-pied ! Retour d’une guitare heavy pour suivre avec, un métal progressif proche de Pain of Salvation. On reste dans cette étrange alternance de moments speed et trash et, de moments décalés où d’autres courants musicaux font leur apparition.

Technique souvent utilisée par le grand Dream Theater mais, avec plus de finesse il me semble pour ce dernier. Les transitions de Periphery sont plus cassantes et plus surprenantes avec, ces passages où le chant d’outre-tombe pourrait irriter à la longue. Bien sûr, je ne suis pas le mieux placé pour juger de ce type d’aspect et donc, l’auditeur en fera sa propre analyse. Sinon ces étranges constructions proches d’un Fear Factory, ne manquent pas d’intérêt et trouve manifestement leur public vu, le nombre de fans sur le Facebook du groupe !

Voici donc le retour de ce groupe qui persiste et signe dans ce même créneau musical déstabilisant au possible où, les courants classiques introduisent des cassures dans un métal progressif assez percutant. Ame sensible, s’abstenir ou prévoir les antidouleurs !

Pays: US
Sumerian Records/Century Media
Sortie: 2015/01/26

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