METEORS (The) – The power of 3

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Nous les avions laissés la dernière fois en 2012 avec leur album Doing the Lord’s work, revoici les Meteors qui continuent le combat psychobilly commencé pour leur part en 1980 et qui se poursuit aujourd’hui avec ce 23e album studio officiel, “The power of 3”. On ne sait pas très bien ce que le leader Paul Fenech entend par ce titre. Peut-être fait-il référence aux trois musiciens qui composent le groupe, ou à d’autres significations plus ésotériques concernant le nombre 3. En numérologie, on associe le nombre 3 à l’optimisme et à la joie, à l’inspiration et à la créativité, à la communication, au bon goût, à la sociabilité, l’amitié, la gentillesse et la compassion.

Si l’on reprend chacun de ces éléments en le comparant au nouvel album des Meteors, on s’aperçoit que rien ne correspond. Les Meteors ne sont pas gentils, ils ne sont pas sociaux, ils ne sont pas joyeux. Au contraire, ils sont là pour vous tourmenter avec leur punk rockabilly charriant son lot de monstres en plastique mou attaquant les jeunes filles dans les drive-ins, de maniaques persuadés que les extra-terrestres sont parmi nous et de blousons noirs réglant leurs comptes à coups de chaîne de vélo la nuit dans les rues sombres de Sheffield. Les Meteors sont là pour vous secouer les neurones avec leurs guitares vicieuses, leurs rythmiques épileptiques et leurs chants de vieilles gargouilles biberonnées au whisky de contrebande.

Reste la question de l’inspiration et de la créativité. Et là, malheureusement, on doit admettre que les Meteors ne se sont pas trop creusé la cervelle pour trouver du neuf dans le style qu’ils pratiquent depuis plus de 35 ans. Sans être profondément décevant, leur “Power of 3” n’apporte pas d’innovation ou de rage particulière par rapport à ce que le groupe nous a fourni par le passé. Les vieilles ficelles sont toujours là et l’album déroule gentiment avec de nouvelles compositions originales et une reprise de “I’m the wolf man” petit classique du garage underground des Sixties créé par un certain Round Robin et notamment repris par les Fuzztones. Est-ce le changement de label de People Like You vers Mutant Rock Records qui occasionne une perte de repères ou un glissement vers la facilité? On ne sait pas.

Toujours entendre la même chose de la part des Meteors serait un moindre mal si le son de ce nouvel album était à la hauteur. Mais on a beau sortir ses meilleurs écouteurs, mettre tout ceci sur plusieurs lecteurs, on demeure déçu devant un son qui n’arrive pas à sortir d’un carcan dont on jurerait qu’il est enregistré en mono. Mais il y a bien de la stéréo, ce qui laisse l’auditeur encore plus sur sa faim. Ce qu’on peut par contre mettre au crédit de cet album, c’est qu’il ne perd aucunement son souffle tout au long de sa durée. Les titres étant tous plus ou moins du même acabit, le niveau de qualité reste égal durant tout l’album et l’on peut distinguer dans ce paquet les intéressants “Psycho”, “The sons of destruction”, “Look behind you” ou “The new primitives”, situés à la fin du disque.

On peut donc conclure que cet album commence de façon inquiétante pour la réputation des Meteors mais se termine bien. On frôle de peu l’échec mais il est vrai que les Meteors sont infaillibles. Enfin, on espère…

Pays: GB
Mutant Rock Records
Sortie: 2016/07/29

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