CORNERSTONE – Reflections

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Il ne faut jamais oublier le très volumineux fond d’archives de notre site avant de s’attaquer à une chronique. Ainsi, si je n’avais pas eu l’idée d’aller voir s’il y avait déjà des chroniques écrites sur Cornerstone dans Music In Belgium, j’aurais sans doute réécrit à l’identique et sans le savoir la chronique de l’ami Michel Serry sur Head over heels, premier album de ce groupe autrichien qui semble avoir oublié que la musique rock a évolué après 1985.

Car entre “Head over heels”, Somewhere in America et “Reflections”, les trois albums de la discographie de Cornerstone, il ne semble y avoir eu aucune évolution notable entre 2008, date de la formation du groupe, et aujourd’hui. Si, il y a quand même quelque chose à remarquer : une nouvelle chanteuse à chaque album. En 2008, ce fut Anja Schirmer, puis Patricia Hillinger en 2011 et en 2016, c’est Alina Peter qui vocalise chez le groupe des frères Michael et Steve Wachelhofer, bassiste et guitariste qui ont aussi remplacé leur batteur Mike Pawlowitsch par Christophe Karas.

Le changement du personnel de Cornerstone est finalement la seule chose qui évolue dans ce groupe qui pratique un rock FM / AOR ni désagréable ni enthousiasmant, juste honnête et passe-partout pour défiler gentiment dans les oreilles des passagers d’un aéroport suédois, des occupants d’un ascenseur d’hôtel à Bangkok ou des clients d’un supermarché de la banlieue de Fribourg-en-Brisgau. Les choses commencent dans la vigueur avec un “Nothing to lose” qui convoque un mélange entre les Pretenders et Europe mais ensuite, après l’encore amusant “Last night” et le modérément musclé “Heart on fire”, on glisse doucement dans une routine de titres de trois minutes trente qui font du polycopié avec de la ballade langoureuse (“Whatever”, “Brother”), du rock FM à la Pat Benatar (“True confessions”), des entrelacs de synthés façon Europe (“Northern light”) et de la musique pour publicité BMW cuvée 1983 (“Believe in me”).

Cornerstone tente de percer aux Etats-Unis, grand bien lui fasse. Il tourne pas mal en Autriche et en Allemagne, tant mieux pour lui. Par contre, pour la conquête du monde, il faudra légèrement revoir le logiciel car ce qui pouvait encore marcher en 1984 ne fonctionne plus vraiment de la même façon de nos jours.

Pays: AT
Atom Records
Sortie: 2016/09/09

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