FOUR SECONDS AGO – The vacancy

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Après avoir travaillé de nombreuses années ensemble au sein du groupe de métal progressif Periphery, Jake Bowen et Misha Mansoor se sont retrouvés en tête-à-tête pour s’adonner à un projet parallèle qui, au départ, ne devait donner tout au plus qu’un EP. Mais avec le temps et les idées venant, ce projet Four Seconds Ago vient d’accoucher d’un album long format.

Et ici, il faut tout de suite avertir l’auditeur. J’en vois déjà qui se souviennent de Periphery, des albums “Periphery” (2010), Periphery II (2012), Juggernaut : Alpha (2015), Juggernaut : Omega (2015) ou de Periphery III (2016), qui se souviennent que ces albums sont sortis sur le label Century Media et que le mot d’ordre de ce label est “quality in metal”. Il s’avère que cet album de Four Seconds Ago sort aussi chez Century Media et que dans ce cas, la procédure coutumière quand on s’apprête à écouter un album de ce label commande de renforcer les murs et de protéger les fenêtres des bris de verre parce que d’habitude, ça déchire sa race.

C’est donc avec le casque lourd sur la tête et la combinaison ignifugée sur le dos que j’enclenche la lecture de “The vacancy”. Et puis… rien. De l’électro planant et diaphane, tout en gentillesse molle et en douceur soporifique. Du clavier, de la boîte à rythmes, des chants angéliques et vaporeux, et tout cela pendant près de 50 minutes. Ah non, il n’y a pas que du planant, il y a aussi un peu de dance music rythmée, idéal pour les bars lounge bobos du centre des grandes villes (“Nothing to hide”).

Là, il va falloir être honnête et procéder à une dichotomie complète des analyses musicales. Les métalleux : circulez, il n’y a rien à voir, ce disque pourtant sorti chez Century Media n’a rien de métallique et ne vous parlera pas. Les amateurs d’électro soft, genre Air : allez-y, tapez dedans, c’est du cool, sans doute un modèle du genre. On comprendra donc que la note qui va être donnée ici ne reflète pas la réalité que suggère un album de ce genre. Ici, je cote vache parce que c’est le métallurgiste qui parle, mais “The vacancy” est trop équivoque pour être jugé par une seule paire d’oreille. Un électronicien mettrait sans doute une note bien supérieure.

Dans les années 60, certains labels anglais qui commercialisaient jusqu’à présent de la musique classique ont créé des sous-marques rock pour pouvoir vendre les nouveaux groupes qui irritaient les parents et les gens bien éduqués. Century Media devrait faire la même chose : créer une sous-marque pour commercialiser de la musique pour les parents et les gens bien éduqués, en gardant son corps de métier intact pour les amateurs de heavy metal authentique. Parce que la confusion des genres risque de faire jaser un certain public aux habitudes bien ancrées.

Pays: US
Century Media
Sortie: 2018/09/28

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