WITHERFALL – A prelude to sorrow

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Après avoir marqué les esprits avec leur premier album Nocturnes and requiems (2017), les hommes de Witherfall reviennent assez rapidement avec le petit frère, un « A prelude to sorrow » qui va s’avérer tout aussi marquant que son prédécesseur. Depuis l’époque du premier album, Jake Dreyer (guitare, également dans Iced Earth), Joseph Michael (chant, parallèlement dans Midnight Reign et Sanctuary) et Anthony Crawford (basse) ont dû faire face au décès de leur premier batteur Adam Sagan, emporté par un lymphome à l’âge de 36 ans, deux mois avant la sortie de « Nocturnes and requiems ». C’est Steve Bolognese (Death Dealer, Ross The Boss) qui a été choisi pour s’occuper de la sauce rythmique et Witherfall a même engagé un guitariste supplémentaire en la personne de Fili Babiano, au CV encore assez vierge.

On sait que « Nocturnes and requiems » avait fait forte impression avec son power metal progressif, où Jake Dreyer et Joseph Michael commettaient des prouesses à la guitare et au chant, soufflant le chaud et le froid dans des alternances entre heay metal puissant et passages acoustiques plus délicats. On retrouve ces mêmes ingrédients sur « A prelude to sorrow », mais avec un caractère plus sombre, plus tourmenté.

Peut-être le décès du batteur Adam Sagan est encore prégnant dans l’esprit de ses camarades et c’est sans doute une des raisons qui ont poussé les hommes de Witherfall à insister davantage sur les aspects les plus dramatiques de leur univers musical. Ici encore, les compositions restent magistrales, toutes en puissance ténébreuse, servies par des solos de guitare lumineux de Jake Dreyer, proche d’Yngwie Malmsteen à de nombreuses occasions. Le chant de Joseph Michael, qui peut tout faire, oscille entre celui de Rob Halford et celui de James LaBrie de Dream Theater. Le métal de Witherfall tourne volontiers ses regards vers les canaux historiques et authentiques du heavy metal, passant de Savatage ou Armored Saint à Rising Force puis filant se réfugier dans des phases plus progressives. Dans ce style, des morceaux comme « We are nothing », « Communion of the wicked », « Shadows » ou « Vintage » sont des moments d’une force peu commune, avec de longs développements épiques et progressifs. Plus court, « Ode to despair » n’en demeure pas moins une énorme baffe, qui voit Joseph Michael courir sur les octaves et tutoyer les ultra-sons.

Donc, bilan : on a ici un groupe de musiciens très doués, qui savent écrire des chansons, entretenir une atmosphère dramatique sans trop sacrifier à des entourloupes techniciennes et qui possède en son sein un chanteur d’exception. Effectivement, il faudra noter le nom de Joseph Michael dans un coin de sa tête car ce garçon pourrait bien devenir une référence dans le chant métal. Il y a peut-être une raison génétique à cela : c’est un cousin de Ronnie James Dio.

Pays: US
Century Media
Sortie: 2018/11/02

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