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SIMULACRUM – Genesis

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Des terres de Finlande nous vient ce groupe Simulacrum qui, comme son nom ne l’indique pas, n’a rien d’un simulacre de groupe de métal progressif mais au contraire se révèle excellent dans le domaine, avec un troisième album ayant trouvé refuge chez le label Frontiers Music.

L’histoire remonte à assez loin puisque c’est un tout jeune Christian Pulkkinen qui commence à écrire des chansons alors qu’il n’est qu’adolescent, en 1999. Ce garçon se réserve d’abord à la création d’autres groupes avant de persévérer dans Simulacrum, qui émet une première démo en 2004. A la même époque, Christian Pulkkinen fonde des combos comme Iron Sphere, Chrism ou participe àEpicrenel, des formations essentiellement tournées vers le power metal. Ce style est également très présent sur les premiers enregistrements de Simulacrum, qui finit par sortir son premier album ʺThe master and the Simulacrumʺ en 2012, suivi de ʺSky dividedʺ en 2015. Côté personnel, le groupe a toujours été plus ou moins stable, avec la participation des ex-membres de Chrism Olli Hakala (basse), Nicholas “Solomon” Pulkkinen (guitare) et le chanteur Niklas Broman (arrivé en 2004). Après les deux premiers albums, Simulacrum a décidé d’engager un second vocaliste en la personne d’Erik Kreamer, dont la palette vocale lui permet avec aisance d’affronter des parties de chants très complexes sur les nouvelles compostions du groupe.

Car Simulacrum a en effet connu une nette évolution stylistique ces derniers temps, passant d’un power metal mâtiné de progressif à la Nevermore ou Liquid Tension Experiment à des choses beaucoup plus assumées dans le domaine du métal progressif pur. C’est ce que montre le dernier album ʺGenesisʺ, dont la deuxième partie est précisément une fresque en quatre parties consacrée à la Genèse et à l’aventure humaine. Si ʺSky dividedʺ était un concept album traitant de science-fiction, ʺGenesisʺ est beaucoup plus concentré sur le souci de produire un contenu musical puissant et cohérent. Il y a ici un véritable effort de composition d’un métal progressif de haut vol et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est des plus convaincants.

Si l’album met un peu de temps à se mettre en route sur sa première partie, c’est au moment où on arrive à cette suite de quatre morceaux constituant ʺGenesisʺ que les merveilles explosent aux oreilles. Cela ne veut pas dire que les cinq premiers titres sont inutiles, ils sont même indispensables pour chauffer l’auditeur qui entre progressivement dans l’album grâce à la montée en puissance du groupe qui marque déjà de séreux points sur ʺTraumatizedʺ (dont le solo de basse ultra-technique commence à attirer l’attention) ʺNothing Remainsʺ (et ses claviers hallucinants) ou ʺScorched Earthʺ (et sa folie rythmique). Mais quand vient ʺGenesisʺ, c’est une véritable épiphanie, un festival de performances techniques ébouriffantes et de feeling qui portent les choses très haut. La première partie ʺThe celestial architectʺ est brillante par ses interventions de guitares et de chant magnifiquement maîtrisé, mais la deuxième partie ʺEvolution of manʺ détruit tout dans une cavalcade épique où se succèdent solos de guitares et de claviers dont l’énergie et le souffle semblent inépuisables. On ralentit un peu le rythme au profit de l’émotion à l’occasion des escapades de piano et des harmonies vocales qui rendent ʺThe human equationʺ délicieux, mais ceci n’était qu’une pause lorsque reviennent les riffs impériaux et l’impeccable mécanique métal progressive qui emportent la dernière partie ʺEnd of entropyʺ dans un incroyable périple héroïque de plus de onze minutes.

ʺGenesisʺ n’est pas l’album qu’on écoute sur un coin de table en jouant au poker avec les copains. On s’assoit, on se tait, on met le casque sur les oreilles et on s’en prend plein la figure. Simulacrum signe ici son album le plus costaud, qui rend hommage au rock progressif des années 70 (avec son petit côté Yes) tout en plantant ses bottes dans les sonorités d’aujourd’hui grâce à une approche métallique tout en classe et en bravoure. Et dans le domaine technique, ces types ne sont ni plus ni moins que des demi-dieux. À ne pas rater !

Le groupe :

Christian “Chrism” Pulkkinen (claviers et orchestrations)
Nicholas “Solomon” Pulkkinen (guitares)
Niklas Broman (chant)
Erik Kraemer (chant)
Tatu Turunen (batterie et percussions)
Petri Mäkilä (guitare)
Olli Hakala (basse)

L’album :

ʺTraumatizedʺ
ʺNothing Remainsʺ
ʺArrhythmic Distortionsʺ
ʺLike You, Like Meʺ
ʺScorched Earthʺ
ʺGenesis Part 1: The Celestial Architectʺ
ʺGenesis Part 2: Evolution of Manʺ
ʺGenesis Part 3: The Human Equationʺ
ʺGenesis Part 4: End of Entropyʺ

https://www.facebook.com/simulacrumofficial

Pays: FI
Frontiers Music
Sortie: 2021/02/12

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