VEILBURNER – A sire to the ghouls of lunacy

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En à peine cinq ans, Veilburner sort déjà son quatrième album. Il faut dire que ce groupe de black metal de Pennsylvanie n’est composé que de deux musiciens et que par conséquent, les décisions sont plus faciles à prendre et les composition plus rapides à écrire. Mephisto Deleterio (instruments et chœurs) et Chrisom Infernium (chant et dessins de pochette) sont donc assez pressés et affichent des capacités évolutives assez surprenantes d’un album à l’autre.

Leur premier opus ʺThe three lightbearersʺ (2014) associe finement les influences et les aspects plus personnels du duo. On sent quelques bribes de thrash metal qui flottent encore autour de titres black metal déjà assez complexes dans leurs constructions. La tendance se poursuit sur ʺNoumenonʺ (2015) avec des influences Slayer ouvrant la voie à davantage de violence, notamment au niveau du chant, très versatile et déconcertant (ʺAstral caskets, abstract fleshʺ). Un black metal assez technique est également repérable (ʺEver relapsing feverʺ), ainsi que l’allongement de la durée des morceaux. Le duo continue à évoluer avec le progressif ʺObscene riteʺ (2016), qui dispense à nouveau des morceaux à tiroirs, riches en violence sonore et en atmosphères dramatiques.

Et voici maintenant le petit dernier en date, paru sous les auspices du label Transcending Obscurity. Ici, on peut dire que Veilburner est bien campé sur ses bases et impose avec brio une anarchie black et death metal qui secoue l’auditeur. Toujours là où on ne l’attend pas, jamais là où on l’attend, Veilburner étonne et déstabilise. Le duo parvient à composer de nouveaux morceaux dont aucun ne ressemble à l’autre, avec toujours ce chant dingue de Chrisiom Infernum qui part dans d’hallucinantes démonstrations de matamore à l’égo surdimensionné. On passe par une tempête de climats sonores expérimentaux et tordus, plongeant tantôt dans le grotesque, remontant tantôt vers des hauteurs de gloire resplendissante (ʺIntrovertovoidʺ, ʺPanoramic phantomsʺ). La tension est maximale (ʺAgony on repeatʺ) et des vagues malsaines de grognements haineux nous font paniquer. Ces types-là seraient capables de faire remonter Lucifer à la surface de la terre par la seule force de leur folie musicale. On imagine Voivod rencontrant Strapping Young Lad lors d’un cocktail organisé par Venom. Mais avec en plus la patte moderniste et avant-gardiste qui fait de Veilburner un groupe en pointe sur la route d’un black metal en pleine mutation.

Voilà un groupe qu’il va falloir inscrire dans ses carnets afin d’en suivre l’évolution qui, jusqu’à présent, est parfaitement épatante.

Pays: US
Transcending Obscurity
Sortie: 2018/12/28

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