ECLIPSE – Wired

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Eclipse continue de caracoler sur les bonnes vagues d’inspiration et d’énergie avec son nouvel album ʺWiredʺ, neuvième d’une liste ouverte en 2000 et huitième de la collaboration avec le label Frontiers Music. En effet, ces Suédois pleins d’allant ont encore mis à jour un album dynamique et captivant, pour peu qu’on soit amateur de hard rock FM et AOR décomplexé. Les derniers albums ʺMomentumʺ (2017) et ʺParadigmʺ (2019) avaient été de gros succès en Suède et un peu partout dans le monde et, à l’écoute de ce nouveau disque ʺWiredʺ, on se demande bien pourquoi il n’en serait pas autrement pour cette récente livraison.

À la barre, on retrouve bien sûr les inamovibles Erik Mårtensson (chant) et Magnus Henriksson (guitare), qui ont conservé leur batteur Philip Crusner, qui a fait venir son frère Victor Crusner à la basse, en remplacement de Magnus Ulfstedt, membre quasi-fondateur du groupe, qui avait tenu la batterie (2000-2006) puis la basse entre 2014 et 2019.

Le pari pour Eclipse était donc de digérer ce changement de personnel, sortir un album qui pouvait continuer à rivaliser avec les gros chiffres de ventes des deux derniers albums, se frayer un chemin au milieu des blocages de disques générés par la crise du Covid et se trouver bien placé au moment de la reprise des activités suite à la pandémie (qui, aux dernières nouvelles, est loin d’avoir signé le traité de paix avec l’humanité). Ces différents défis sont relevés avec brio sur ʺWiredʺ, qui continue à proposer de formidables chansons donnant envie de taper le sol du pied en cadence, de se remuer les cervicales et de faire des moulinets en l’air en jouant à la guitare imaginaire.

Aidés du nouveau single ʺSaturday night (Hallelujah)ʺ, les Suédois électriques sont à nouveau bien partis pour faire des cartons un peu partout dans le monde. Ce nouvel album est en effet une suite ininterrompue de petits hits potentiels, attrapeurs d’oreille, kidnappeurs d’enthousiasme et recycleurs éhontés des bonnes grosses ficelles du hard FM qui ont fait le succès de Bon Jovi, Warrant, Dokken, White Lion et autres. Du démarrage opéré par ʺRoses on your graveʺ jusqu’au final ʺDead insideʺ, il ne faut pas s’attendre à des prouesses d’originalité mais on peut avoir la garantie d’un taux de testostérone constant au cours des moments de joie adolescente que constituent ʺDying breedʺ, ʺSaturday night (Hallelujah)ʺ, ʺRun for coverʺ, ʺBite the bulletʺ, ʺWe didn’t come to loseʺ et même l’hymnique et assez celtique ʺThings we loveʺ. Eclipse a même prévu de forcer ses fans à acheter deux fois son disque puisque la version LP de ʺWiredʺ continent le morceau ʺAin’t no funʺ en exclusivité, alors que la version CD a le titre ʺDead insideʺ comme inédit.

Amenez donc vos écuelles pour une bonne distribution de soupe électrique avec de grosse louches. Il y a de bons morceaux bien goûteux dedans et ça tient au corps. L’esprit insouciant de cet album vous fera oublier qu’il y a une pandémie dehors et il vous persuadera que nous sommes toujours en 1989. De quoi se plaint-on ?

Le groupe :

Erik Mårtensson (chant)
Magnus Henriksson (guitare)
Philip Crusner (batterie)
Victor Crusner (basse)

L’album :

ʺRoses on Your Graveʺ
ʺDying Breedʺ
ʺSaturday Night (Hallelujah)ʺ
ʺRun For Coverʺ
ʺCarved In Stoneʺ
ʺTwilightʺ
ʺPoison inside My Heartʺ
ʺBite The Bulletʺ
ʺWe Didn’t Come To Loseʺ
ʺThings We Loveʺ
ʺDead Insideʺ

https://www.facebook.com/EclipseSweden

Pays: SE
Frontiers Music
Sortie: 2021/10/08

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