Alice au pays du Blues-sphere !

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Si Tim Burton nous a offert une version plus que colorée et décalée du célèbre dessin animé Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll et adapté par Walt Disney alors, on peut considérer que l’artiste Ilia (Géraldine Cozier) est notre Alice de la musique et de la chanson d’ailleurs, elle s’est décrite elle-même comme étant proche de ce personnage imaginaire qui nous a tant fait rêver ! Car l’univers artistique et musical d’Ilia est bel et bien unique et propre à cette artiste hors-normes et largement hors des sentiers battus, ayant au fil des années construit son voyage sonore où manifestement, il n’y a pas de frontières entre les styles de chant, les styles musicaux ou encore les contrées réelles ou imaginaires traversées ! En fait ici les textes, le chant à proprement parlé, les effets vocaux comme la musique ne font qu’un comme une véritable osmose prouvant par excellence, qu’il est inutile de comparer Géraldine à une autre artiste non…notre demoiselle de ce soir a bel et bien créé sa propre façon de porter son art et ce, de bien belle manière vu la très belle prestation donnée hier soir au Blues-sphère de notre bonne vieille Citée Ardente.

Tout premier concert donc pour votre serviteur qui n’a pas hésité une seule seconde à répondre à l’invitation de Rémi Lambert et de l’artiste bien-entendu d’autant plus que d’une part il me tardait de pouvoir enfin partager une prestation scénique et de surcroît dans un bel endroit comme ce chaleureux club liégeois (Merci à Jean-Paul, le maître des lieux) et d’autre part, de revoir à nouveau cette artiste atypique et finalement unique, que j’avais déjà eu la chance de découvrir lors de précédents concerts. Ce qui m’avait à l’époque surpris, c’est cette technique qui permet à Géraldine d’enregistrer en direct divers effets vocaux sur lesquelles, elle vient greffer sa voix offrant ainsi une multicouche vocale réinventant en quelque sorte la stéréo mais bien sûr, avec un résultat qui dépasse largement le terme technique que je viens d’employer ! A l’époque c’est accompagnée d’un guitariste et d’un percussionniste que l’artiste nous embarquait dans son voyage, offrant à votre serviteur de très beaux moments mais aussi de très beaux souvenirs cependant, Géraldine ou plutôt Ilia souhaite sans cesse se réinventer à travers son répertoire reprenant évidemment les chansons de son album “Ilia” d’ailleurs chroniqué sur notre site.

C’est donc une nouvelle équipe qui accompagne la demoiselle avec aujourd’hui Geoffrey Fiorese aux claviers (surtout aux orgues, j’en reparlerai plus tard), Jérôme Colleyn à la batterie et aux percussions et Luna Gillet pour le son, offrant ainsi au public présent et à votre serviteur une véritable découverte mais aussi une redécouverte puisque, les compositions ont grâce à cette évolution tissé une autre texture sonore qui bien sûr, garde cette même sensibilité et cette même poésie des débuts. Entendons-nous bien les effets vocaux auxquels nous a habitué Géraldine sont toujours bien là et comme toujours, l’artiste fait vibrer sa voix à travers moult intonations, respirations, soufflements…bruitages même sans oublier bien sûr les mots et les phrases, tout cela formant un ensemble multiple-couleurs et toujours cohérent à l’image du magnifique plumage du paon.

Ici il n’y a pas manifestement de limite à cette capacité qu’a Géraldine, de nous faire voyager au sein des terres indiennes ou dans un club mythique de jazz sans oublier, des contrées imaginaires que chaque membre du public se doit de créer par sa propre imagination. Car Ilia est pour nous un moteur à rêver et à partager avec elle son voyage la preuve s’il en est, avec cette communion que l’artiste fait toujours avec son public en le faisant participer aux chœurs qu’elle construit. Mais venons-en à cette nouvelle équipe où, la magie opère à nouveau et ce grâce au jeu subtil et précis de ses deux nouveaux partenaires, grâce aussi au fait que le son de l’orgue et de la batterie se marie à merveille au travail vocal. Tous ces sons d’orgues analogiques (Rhodes…Moog et Mini-Moog) apportent comme je l’ai déjà dit subtilité et mais aussi chaleur sans oublier, qu’ils déposent çà et là des ambiances atmosphériques nous rapprochant parfois du monde de l’ambient et de l’aérien. Des atmosphères aériennes qui renforcent la légèreté du chant dans des moments où si je puis me permettre, je perçois un côté progressif dans le travail de Géraldine offrant ainsi, une vision avant-gardiste sans oublier qu’Ilia sait aussi nous offrir une chanson française quelque peu plus classique. Parlons aussi du jeu de Jérôme qui à travers ses fûts, ses cuivres et ses percussions électroniques, propose à lui tout seul une section rythmique d’une grande précision, qui fait corps elle-aussi avec le travail vocal.

En fin de set l’équipe en place s’est d’une part rapproché de l’avant-scène pour jouer sous une formule épurée avec entre-autre un mini-xylophone et d’autre part après un chaleureux rappel demandé par le public présent, Géraldine a interprété seule La goutte d’eau de Nicole Rieu. Telle la magnifique métamorphose du papillon, Ilia s’est elle aussi à nouveau métamorphosée ou réinventée avec toujours cette même réussite car, cette artiste vraie vit profondément son art et c’est bel et bien cela, qui fait toute sa force et toute sa beauté. Bravo Mademoiselle, merci pour l’accueil et une nouvelle fois, je suis rentré chez moi des étoiles dans la tête !

L’équipe d’Ilia (Géraldine Cozier) :
Geoffrey Fiorese (claviers, orgues)
Jérôme Colleyn (batterie et percussions)
Luna Gillet (ingénieur-son)
Rémi Lambert (promotion)

https://www.facebook.com/iliaofficiel

https://www.facebook.com/Bluessphere

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