Live report – D-A-D et Thundermother à Savigny Le Temple

0 Participations


L’infatigable Alain Boucly sillonne pour nous les routes de France. Dernier arrêt en date, le 28 avril dernier à “L’Empreinte” de Savigny Le Temple pour quelques heures de plaisir Rock’n’Roll en compagnie des hilarants Danois de D-A-D et des sulfureuses Suédoises de Thundermother. La tournée Européenne de D-A-D ne fait qu’une seule halte en France et, puisque tant de groupes prennent un malin plaisir à éviter notre territoire, ne boudons pas le plaisir d’aller assister au concert des Danois au sud de la capitale, à Savigny le Temple.


Le public s’est déplacé en nombre pour honorer cette affiche 100% hard rock, d’autant que Thundermother, prévu en ouverture, sera fidèle l’esprit de la soirée. Composé de cinq suédoises, le groupe envoie un Classic Rock efficace et sans concessions. Emmené par la voix puissante de Clare Cunningham, Thundermother délivre un set à l’énergie sans faille, piochant dans les deux albums sortis à ce jour (“Rock ‘N’ Roll Disaster” et “Road Fever”). Si les influences d’AC/DC sont indéniables sur le premier opus, notamment avec “Shoot To Kill” ou “Rock’n’Roll Disater”, le quintette de Stockholm a su se démarquer de la légende australienne pour sa seconde sortie. L’excellent “It’s Just A Tease”, balancé sur un tempo plus rapide, lorgne du côté des Crucified Barbara qui, comme par hasard, viennent elles aussi de Suède ! La guitariste Filippa Nässil ira même jusqu’à descendre dans la fosse, histoire de faire monter l’ambiance d’un cran le temps d’un solo.

L’essentiel est assuré : le show, direct et sans fioritures, nous offre de quoi passer un bon moment en tapant du pied sans nous poser trop de questions ! Il reste sans-doute à renforcer la cohésion afin de démontrer pleinement un potentiel évident. Rendez-vous est pris pour l’ouverture de l’Alcatraz Festival de Courtrai où les cinq donzelles se produiront le 13 août 2016.

Pour son retour en France (après sa dernière apparition au RaismesFest 2014), D-A-D va nous proposer un concert pour le moins original. Le concept de cette tournée se déroule en deux parties distinctes. Dans un premier temps, l’album “Riskin It All” est interprété dans son intégralité et, après une petite pose, c’est la totalité de “No Fuel Left For The Pilgrims” qui nous est offerte.

Le ton est donné dès l’entame de “Bad Craziness”. Le quatuor est en très forme, enchainant les brûlots dévastateurs repris en chœur par un public de connaisseurs. L’ambiance est brûlante et le public est sous le charme d’un Jesper Binzer toujours très communicatif.

Commme toujours, c’est surtout le bassiste Stig Pedersen qui fait le show. Les changements de tenues se succèdent (mais comment fait-il pour supporter cette matière en vinyle aussi longtemps), tout comme les permutations d’instruments. L’originalité de ses basses à deux cordes est l’une des marques de fabrique du groupe, ce qui prouve bien qu’il n’est pas toujours utile d’avoir quatre, cinq voire six cordes pour balancer un groove spectaculaire.

Servi par un son d’une remarquable clarté, le quatuor ne s’économise pas un seul instant, à l’image de Stig qui continue ses prouesses en grimpant sur la batterie ou les amplis.
La magnifique interprétation acoustique de “Laugh And A Half” sera accompagnée par de chant d’une audience conquise, pour finir de la plus belle des manière la première moitié d’un superbe show.

Le temps de changer le backdrop et c’est reparti ! La montée en puissance du set est indéniable avec cet enchainement de titres oscillants entre le rock sur-vitaminé et la puissance d’un hard rock terriblement efficace. Le défilé de basses aux formes les plus inouïes se poursuit. Mais comment Stig parvient il à faire claquer les cordes de cet instrument au design de fusée ?

C’est, bien sur, le classique “Sleeping My Day Away” que tout le monde attend avec impatience. Ce titre permet au groupe de communier avec les 400 personnes présentes qui se mettent à chanter comme un seul homme, pour un final d’anthologie.

Le rappel “It’s After Dark” viendra clôturer une prestation gorgée d’un feeling remarquable et maitrisée de bout en bout pour le plus grand plaisir d’un public conquis.

Merci à Dominique BERARD et 106db pour les accréditations.

Photos © 2016 Alain Boucly

Laisser un commentaire

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
%d blogueurs aiment cette page :