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OTARGOS – Fleshborer soulflayer

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Lorsque nous avions évoqué la parution de l’album live ʺ20 years of human terminationʺ des Bordelais d’Otargos, tous les fans de black metal attendaient un nouvel album studio de la part d’un des groupes centraux de la scène black metal française. Cela faisait en effet sept ans qu’il n’y avait pas eu de nouvel album et quelques dents commençaient à grincer.

Aujourd’hui, la patience des fans est récompensée, avec l’arrivée du petit nouveau d’Otargos, un ʺFleshborer soulflayerʺ qui vient s’ajouter à la liste des six albums studios précédemment édités par le gang d’Ulrich ʺDagothʺ Wegrich. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait de bonnes raisons d’attendre car cette nouvelle livraison est tout simplement un chef-d’œuvre de violence sonore ultime. Dagoth réapparaît avec une équipe toujours composée de Manu Pliszke (basse) mais avec du changement par rapport au dernier album live. En effet, un nouveau batteur du nom de Mickaël Martin (Blood Ages, ex-Neperiah, ex-Exocrine, ex-Fleshdoll) fait son apparition et surtout, Dagoth remet en lice son précédent guitariste Astaroth, qui avait déjà fréquenté les rangs d’Otargos entre 2005 et 2011 (et avait donc joué sur les quatre premiers albums).

Le retour de l’enfant prodigue redonne donc un coup de fouet à Dagoth, qui retrouve un de ses sbires historiques, et on sent bien que l’inspiration est venue facilement, plus éclatante que jamais. Dagoth et ses hommes coulent ici dans les forges de l’enfer un objet black métallique d’une impeccable dureté. La production, notamment sur la batterie, est énorme. Un vaste son donne une impression que tout a été joué dans une caverne enfouie profondément dans les entrailles de la terre. Les rythmiques de basse et de guitare reviennent comme un flux et un reflux de machines qui font respirer un poumon métallique gigantesque.

L’introduction ʺRise of the abominationʺ annonce l’album sur un ton grandiloquent et inquiétant. Et dès le premier morceau ʺIncursion of chaosʺ, c’est la panique dans les presbytères. Un son colossal vient de provoquer une onde de choc qui pulvérise tout sur son passage. Un flot continu de lave black metal se déverse, pour un résultat qui s’avère phénoménal. Avec tous ces morceaux dévastateurs que sont ʺXenosʺ, ʺBlessed by pestilenceʺ, ʺFleshborer soulflayerʺ – et tout l’album, en fait -, Otargos est revenu plus sombre, plus puissant et plus énervé que jamais. C’est lorsque le black metal s’injecte de vastes doses de death metal que le disque est le plus efficace (ʺBlessed by pestilenceʺ, ʺDaemonfireʺ, ʺSentinelʺ). On se demande comment le batteur fait pour frapper ses fûts à une cadence proche de la vitesse du son. Et même si les guitares et la basse commettent également des exploits techniques, c’est Mickaël Martin et sa batterie hantée qui attire le plus l’attention de nos tympans meurtris.

On ne va pas gloser éternellement au sujet de cet album. Il s’agit sans doute d’un des meilleurs d’Otargos, si ce n’est le meilleur, et il est certainement le mètre-étalon sur lequel la scène black et death metal française va devoir se baser pour tenter de faire mieux. Est-ce qui est valable pour les groupes français l’est aussi pour les groupes du reste du monde.

Le groupe :

Ulrich ʺDagothʺ Wegrich (chant et guitare)
Manu Pliszke (basse)
Mickaël Martin (batterie)
Astaroth (guitare)

L’album :

ʺRise of the Abominationʺ (02:07)
ʺIncursion of Chaosʺ (03:16)
ʺXenosʺ (03:16)
ʺBlessed by Pestilenceʺ (04:16)
ʺFleshborer Soulflayerʺ (04:54)
ʺNavigatorʺ (04:30)
ʺLarva Venomʺ (03:44)
ʺDaemonfireʺ (03:08)
ʺCyclones of Steelʺ (03:35)
ʺSentinelʺ (05:30)
ʺWarpʺ (01:20)

https://www.facebook.com/OTARGOSband

Pays: FR
Xenokorp
Sortie: 2021/12/10

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