La Rotonde en surchauffe pour Anna CALVI

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Le buzz devenait de plus en plus bourdonnant depuis le début de l’année. Anna Calvi (qui n’est pas Corse malgré son nom) fait partie des têtes d’affiche pour 2011. Tout de suite, elle est définie comme un mix entre PJ Harvey et Jeff Buckley. Et ce 9 février, le public de la Rotonde a répondu à l’appel, puisque celui-ci affiche complet depuis plusieurs semaines. Il est très difficile de se frayer un passage pour les photographes et les consignes sont ubuesques : ceux-ci devront quitter la salle après les trois premiers morceaux. C’est à n’y rien comprendre, d’autant plus que, ayant un ticket, je me rends compte en re-rentrant que le public ne se gène pas de filmer avec ses smartphones…


Quand elle arrive sur scène vers 21h, elle se tient droite avec sa guitare, une raideur accentuée par son chemisier rouge et ses talons aiguilles. Elle bougera peu de son emplacement, préférant concentrer sa fureur sur le manche de sa guitare ou sur le micro. Elle fascine l’audience avec ses cheveux d’or portés longs avec des mèches en boucle (elle joue aussi avec un chignon sévère). Elle est accompagnée par Mally Harpaz à l’harmonium, tandis que Daniel Maiden-Wood officie derrière les fûts.

L’instrumental “Rider to the Sea” joué en intro, donne le ton, et fait planer une atmosphère hispanisante quelque part entre Pedro Almodovar (pour le choix des couleurs) et David Lynch (pour le ton très Julee Cruise). L’amour, le désir sont les thèmes prépondérants dans toutes les chansons. Alors hype ? Bien sûr, mais des hypes comme cela on en redemande.


Tous les titres ne sont pas parfaits, mais des titres comme “Blackout”, “Desire”, “Suzanne and I” montrent tout le talent d’Anna Calvi. Le rouge (et le noir) seront les couleurs dominantes ce soir. Entre chaque morceau, elle remercie le public. Peu avant la fin, elle nous montrera tout son talent de guitariste en se fendant d’un solo hendrixien sur “Love won’t be leasing”.

De plus, la dame nous gratifiera de trois rappels, avec “Jezebel”, fabuleux boléro électrique, une reprise du “Joan of Arc” de Leonard Cohen et en final, le “Surrender” d’Elvis Presley.

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Anna Calvi

Photos © 2011 Olivier Dahon

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