Le Trix d’Anvers à nouveau déchiré d’émotions grâce au passage d’ANATHEMA !

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Eh oui, car c’est bien ce qui s’est à nouveau passé dans cette superbe salle à l’entrée d’Anvers où nos amis anglais auront distillé un magnifique set à la fois énergique, mais surtout mélodique et chargé d’émotions. Mais avant de passer au plat de résistance, parlons quelques instants du groupe Amplifier qui ouvrait cette belle soirée. Venus également d’Angleterre, nos quatre lascars auront développé sur scène une musique située aux frontières du post-rock et du space-rock. Un rock chargé de groove où les guitares ont joué la carte de la distorsion avec effets Larsen garantis ! Le bassiste et le batteur auront bien sûr assuré le rythme d’enfer pour une mise en bouche d’une petite heure où nos oreilles auront subi un nombre incalculable d’assauts sonores ! Amplifier porte bien son nom, il a chauffé la salle comme il se doit. D’ailleurs, le stand de CD qui leur était attribué fût bien garni par les fans en fin de soirée. Bonne continuation à vous.

Second voyage donc vers Anvers pour votre serviteur, et ce, pour pouvoir enfin apprécier sur scène l’un des groupes qui assure aujourd’hui le devenir du rock-progressif comme l’ont si bien fait Gazpacho et Pineapple Thief. En fait, on reste ici en terre connue puisque nous restons parmi les poulains du grand Steven Wilson et de son écurie Kscope ! Après Blackfield, quoi de plus naturel finalement que de voir Anathema, le groupe des frères Cavanagh. Cela faisait longtemps que je voulais les voir ceux-là d’autant plus qu’ils viennent de nous offrir deux magnifiques albums coup sur coup !

Le temps de finaliser les branchements et la mise en place des instruments, on aura déjà entre-aperçu dans un coin de la scène Vincent qui, manifestement, trépigne d’en découdre avec le public belge. Enfin, la salle s’éteint et une lumière sobre illumine la scène afin d’accueillir nos hôtes d’un soir, devant une assemblée bien fournie où l’on ressent déjà une grande émotion. Démarrage en fanfares avec les deux parties de “Untouchable” du dernier opus et, comme l’avait fait Blackfield, la magie opère dès les premières notes de musique jouées. La mise en place et le rendu émotionnel est à la mesure de ces magnifiques compositions. D’emblée, Vincent Cavanagh gère la scène, Helen Douglas nous offre sa majestueuse voix et Daniel Cavanagh jongle déjà avec sa 6 cordes. Jamie Cavanagh sera lui plus en retrait. Quant à Daniel Cardoso, il amplifiera l’ambiance aérienne grâce à ses claviers. Enfin, John Douglas assurera un rythme à la fois puissant et précis. La dominance sonore du set proposé sera plutôt à classer dans un rock-progressif émouvant et aérien d’un tout grand niveau. Mais bien sûr que serait un show d’Anathema sans passages plus heavy où les membres du groupe retourneront à leur premier amour avec un métal-progressif où Danny s’en est donné à coeur joie !

Concernant la set-list, qui sera des plus judicieuses, nous aurons droit à quasi l’intégralité du dernier album avec entre autres l’interprétation magistrale des titres “The Gathering of the Clouds”, “Sunlight” et “The Storm before the Calm”. Seront également interprétés “Lightning” et “The Beginning and the End”. Rien que cela et le public sera déjà aux anges, mais soyons complet si vous le voulez bien avec des incursions au sein des autres opus du groupe. “Deep” et “Emotional Winter” pour l’album “Judgement” de 1999. Provenant de “A Natural Disaster” produit en 2003, les frères Cavanagh interpréteront outre la plage titulaire, “Balance” et “Closer”. Enfin, n’oublions pas l’autre merveille du groupe, c’est à dire l’album “We’re here because we’re hère” d’où seront tirés “Thin Air”, “Dreaming Light” et “A simple Mistake”.

Chaque composition sera interprétée de mains de maître avec à chaque fois ce qu’il faut d’énergie, mais surtout d’émotions. Tout cela pour soulever le coeur d’une assistance qui en redemandera après chaque morceau. Une véritable standing-ovation que Daniel Cavanagh ne cessera de relancer en motivant le public à frapper dans les mains et à fredonner les refrains des chansons. Notons encore ce fait hors du commun où lorsqu’une dame d’un certain âge faillit perdre connaissance, Jamie et Vincent firent un break pour permettre au service de sécurité de porter assistance à cette pauvre dame. De plus, Jamie organisa une distribution de bouteille d’eau dans la salle afin d’éviter de nouveaux incidents. Un très beau geste de la part de ces artistes qu’il fallait notifier !

Venons-en à la performance des musiciens avec tout d’abord, un jeu des plus efficaces pour John Douglas. Une maîtrise parfaite des claviers pour Daniel Cardoso qui distillera de belles nappes harmoniques tout au long de la soirée. Jamie Cavanagh, qui sera peut-être le plus discret, assistera de belle manière le maître des fûts. Que dire de cette belle voix, celle de Lee Helen Douglas qui nous enchantera et qui apportera tant de couleur aux compositions jouées. Que dire aussi de Danny qui sera littéralement magistral avec une dextérité qui n’est pas sans rappeler le grand Steven Wilson ou le grand Nick Barrett ! Venons-en enfin au maître de cérémonie Vincent Cavanagh qui insufflera, grâce à sa belle voix, des vagues d’émotions au sein du public. Ne passons pas sous silence, sa performance à la guitare acoustique et à la guitare rythmique. Vincent a fait ce soir preuve d’une grande prestance. Notons aussi un excellent contact avec le public des frères Cavanagh ! Un peu plus de deux heures d’un show magistral avec deux rappels où, au final, nos amis anglais remercieront chaleureusement le public présent. Un tout grand bravo à Anathema qui a su égaler sur scène, ce qu’il nous a offert sur ces deux derniers albums studio. Magnifique !

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