NANDRIN ROCK FESTIVAL One day in my life !

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Petit (dé)tour par Nandrin, samedi 9 août 2003. Les affiches de festival ayant pour nature de chercher à contenter tout le monde et son père, il est toujours très compliqué de choisir un menu digeste pour se faire vraiment plaisir vu la pléthore de propositions, ici encore énorme(s).

Et c’est bien cela le problème. A force d’en remettre, le mieux étant l’ennemi du bien, on ne sait plus très bien où donner de la tête. Dans toute cette abondance, le programme de samedi me paraissait plus conforme à mes aspirations et je dirais même adroitement charpenté dans la succession des diverses prestations auxquelles je souhaitais assister.

En effet, les incessants passages d’une scène à l’autre m’ont toujours horripilé, raison supplémentaire, en l’occurrence, de choisir le 9 août, tous les bons gigs (avis très personnel of course) se succédaient de la tente nord au podium principal… quinze mètres à faire, quoi….

Première petite remarque en passant, les organisateurs du Nandrin Rock Festival ont un deal avec la météo, ce n’est pas possible autrement. On finira par dire dans vingt ans (why not ?) : il fait toujours beau à Nandrin ! Faut dire que cette année, ils ont fait fort, les Lemmen’s girls and boys : c’était plus du soleil mais bien un décapeur thermique géant sur la tronche, la Floride en Condroz, quoi !

Prudemment, je me suis pointé vers le milieu de l’après-midi en compagnie de Gégé-la-science, mon plus fidèle collaborateur.

Retrouvailles d’Ugly Buggy Boys toujours aussi toniques et amusantes. Le temps d’ajuster les manettes, leur concert a recueilli une large adhésion instinctive d’une tente « nord », ma foi, bien remplie. Les titres habituels, Josephine, Honky Tonkin’, Hot Corn et le très beau No Reason se sont enchaînés habilement. C’est vraiment l’endroit rêvé pour un groupe pareil. La température a pu encore monter de quelques degrés avec un « Mail Train » ravageur. Petit regret, le sucrage obligé des rappels (j’espère que ce n’est pas une opération « machiavélique » pour autoriser le démarrage des susnommés). Cela dit, le « Smoke » des UBB n’avait certainement pas à rougir du « Smoke » des vrais, si j’en crois les critiques du lendemain…

A propos de Machiavel, je serais très circonspect. Certes, nous n’eûmes pas le plaisir de les voir en front de scène et, pour être honnête, nous devisions gentiment avec Nick et Averell, mais vu de quelques dizaines de mètres, ça ne semblait pas remuer ferme dans les rangs. On se serait cru à une soirée Télévie, dis donc ! Enfin ne soyons pas trop subjectifs, « Fly » a remis les montres à l’heure et on leur doit au moins cela !

A mon sens, l’événement de cette journée fut, encore et toujours, la prestation d’Elliott Murphy. Qu’on le veuille ou non, ce gars peut tout faire, tout dire et tout chanter. Une profondeur poétique à la Dylan, un tonus et un physique à la Jagger, une musicalité à la Springsteen et forcément une créativité personnelle hors normes à la Elliott Murphy, c’est un tout grand artiste qui n’a pas la place qu’il mérite ni dans cette tente ni dans les échos « branchés » du show-business. J’aime autant vous dire que le rappel (forcé gentiment par Elliott lui-même… qui pourrait le lui refuser ?) a fait bondir de joie le chapiteau entier, il y a de quoi, Gloria ne se refuse pas ! Bravo à Olivier Durand pour sa merveilleuse maîtrise de la gratte.

Retour Open Air pour Mass Hysteria qui confirme décidément de plus en plus sa place de premier groupe Metal francophone toutes catégories confondues. Un bain de tonus et une immense force de frappe à laquelle il manque peut-être un rien de méchanceté (trop gentils ces parigots…), je pourrais citer ce passage comme LE moment ROCK de punch salutaire, nécessaire et indispensable à le tenue d’un bon festival.

Je sais pertinemment bien que j’ai fait volontairement l’impasse sur Aqme et plus tard aussi aussi sur Ghinzu qu’ils m’en excusent, je les adore mais les choix cornéliens de l’affiche sont tels qu’il faudra revenir… l’année prochaine, eh ! oui.

Keziah Jones nous a donné chaud, à tous points de vue. D’abord par son beat afro dément, ensuite par ses transes énormes et enfin grâce à son groupe phénoménal. Ce qu’il y a de plaisant chez ce garçon c’est qu’il n’est pas à proprement parler la référence « à » quelqu’un mais qu’il est extraordinairement lui-même. Pas question de chercher le black qu’il rappelle ou alors faut les citer tous, sans exception. Un personnage vraiment intéressant en osmose complète avec sa guitare et qui nous a offert ce soir une démonstration de feeling gigantesque, à corps perdu et ruisselant, dirais-je ! Bien le bitos, j’en veux un comme cela pour Noël !

Nous étions nombreux à nous réjouir de la venue de ZZ TOP dans notre jardin et à remercier les organisateurs d’un cadeau pareil. Je mentirais en disant que nous attendions cela avec détachement. Pas du tout, l’émoi n’a fait que croître dans les jours précédant le festival. Imposante affiche qui devait augurer d’une explosion sonore sans précédent… Hum ! Restons calmes parce que le résultat ne fut guère à la hauteur des espérances. Certes, le son était irréprochable (en festival les barbus sont particulièrement tâtillons) et la galerie des hits passés en revue prodigieuse MAIS, car il y a un « mais » on aurait franchement pu rester dans la bagnole pour écouter les Cds, cela serait revenu au même. Je sais pas moi, ils ont des marques au sol pour bouger ou quoi, les poilus ? On les a passés à l’amidon isolant avant le show ? Pour peu, on aurait senti la naphtaline sur les carpettes qu’ils avaient au dos. Maman, ils sont trois siècles en retard les Texans. Quand on pense que c’est eux qui ont inventé le boogie-rock, il y a trente ans au moins, on croit cauchemarder. Bon, restons-en là. Il était écrit que cette année les têtes d’affiche laisseraient (un peu) à désirer…

Et puis comme dit très bien mon pote Gégé-la-science, avec ses mots à lui : « T’entraves quand même ? ZZ TOP à Nandrin, on t’aurait dis cela il y a dix ans, tu l’aurais pas cru ou tu te serais roulé par terre de rire, non !!!??? »

En repassant par la tente sud, j’ai trouvé le gros son des Gauff’ au moins aussi honorable que celui des Tres Hombres !

DD

3 pensées sur “NANDRIN ROCK FESTIVAL One day in my life !

  • août 12, 2003 à 00:05
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    Je te rejoins entièrement dans ton analyse, cher DD, surtout en ce qui concerne Machiavel et ZZ Top.

    Là ou je sens poindre un soupçon de mauvaise foi (ou alors de mauvais retour veineux dans les jambes) c’est quand tu parles des distances à parcourir entre les 3 scènes de Nandrin.

    Mais surtout ne te vexes pas et fais nous encore profiter de ton style imagé et de ton humour sans limites…

    PEACE – LOVE – WOCK & WOLL,
    Michel “FoxBoy” Wiket.

  • août 12, 2003 à 02:20
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    M… alors, quelqu’un m’a suivi pendant 9 heures et je ne me suis rendu compte de rien! Je dis “suivi” parce que je suis arrivé un poil plus tôt pour apprécier Janez Detd. Tant qu’il y aura des groupes comme çà… rock’n’roll can never die! Vraiment aux antipodes de ZZ Top… Aaah ZZ Top, au coeur de tous les débats du dimanche! Moi, personellement, je n’ai pas été déçu parce que je m’attendais exactement à çà. Je ne les avais jamais vu sur scène mais c’est exactement l’ambiance de leurs clips qu’ils ont “offert” ce samedi. C’est vrai, comme l’a dit Marc Ysaye, que ce spectacle avait plus sa place à Las Vegas mais quand on est fauché (les pauvres sont bourrés de dettes, paraît-il…) et qu’on est obligé de refaire un album et des tournées on ne doit pas être très motivé pour adapter son show aux pâturages de Nandrin. En résumé : Non, ce n’était pas terrible pour un festival rock mais, oui, c’était un bon spectacle de variété…
    Pour le reste, j’ai vu exactement les mêmes artistes et j’approuve parfaitement les commentaires. J’ai juste raté la moitié (et je le regrette) des Ugly Buggy Boys car je m’étais rendu à la tente sud pour Showstar mais le son était tellement épouvantable que, après le massacre de Little Bastard, je me suis vite enfui vers le nord.

    Phil

  • août 12, 2003 à 18:42
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    Elliot Murphy super, Ghinzu, Admiral Freebee, Kyo, Fun Lovin’ idem.
    Quant aux “stars”, ZZ TOP n’est plus au top, ah ah ah, Hooverphonic même reproche et pour allez plus loin, aussi décevant que K’s Choice l’année dernière.
    Restait Deep Purple, assez bon dans l’ ensemble mais j’ai trouvé le son de Fun Lovin’plus percutant.
    Elliot sur l’ Open Air en lieu et place de Hooverphonic aurait vraiment chauffé le public.
    Avec cette canicule il était préférable peut-être d’avoir le groupe glacial flamand .
    Dans l’ ensemble les jeunes talents ont fait leur preuve et c’ est bien ainsi.

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