Interview du Viking (WARKINGS)

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Les amateurs de power metal aux accents guerriers connaissent certainement le groupe Warkings. À l’occasion de la sortie du nouvel album « Revolution« , le Viking a accordé une interview à Music In Belgium.

MIB : Bonjour Viking. Merci d’avoir trouvé quelques instants à nous consacrer entre deux batailles épiques, car l’emploi du temps de guerriers comme vous ne doit pas être de tout repos. Tout d’abord, toutes nos félicitations pour la sortie de « Revolution » déjà le 3e album de Warkings (sorti le 20 août dernier chez Napalm Records). Qu’est-ce que ce nouvel opus contient de nouveau par rapport à ses deux prédécesseurs?

Viking : Je pense que cette fois, nous nous sommes rapprochés encore un peu plus de l’univers musical que nous voulons pour le groupe. Nous voulions que cet album soit un peu plus brut et un peu plus concentré sur les guitares. D’autre part, on a aussi voulu rendre les chansons plus dynamiques et variées. D’où l’idée d’incorporer divers autres instruments comme un vrai bouzouki (sur « Sparta »). Pour nous, c’est cela qui distingue surtout « Revolution ».

MIB : La progression est-elle plus marquée entre le premier (« Reborn ») et le deuxième album (« Revenge ») ou entre le deuxième et le troisième?

Viking : Je pense que la différence est plus marquée entre l’album précédent (« Revenge ») et celui-ci. Nos deux premiers albums s’inscrivent un peu dans la même ligne. Pour ce nouvel opus, on a voulu monter le curseur « heavy » au maximum en mettant les guitares en avant, mais tout en restant dans une forme de power metal. En même temps, on voulait que les morceaux soient aussi accrocheurs et donnent envie au public de les chanter avec nous. Arriver à des hymnes metal en quelque sorte. Des morceaux qui prennent toute leur ampleur quand on les joue sur scène.

MIB : Avec trois albums à votre palmarès, Warkings dispose à présent d’un stock assez important de titres, bien assez pour occuper la tête de l’affiche.

Viking : Oui, on a déjà beaucoup parlé. Nous avons récemment donné trois concerts et le choix des morceaux n’a pas été évident. C’est très dur parce qu’il y a deux albums que nous n’avons jamais joué en live. Pas simple du tout. Peut-être allons-nous envisager d’avoir une partie de la setlist fixe et quelques morceaux variables en fonction du public et de l’ambiance du moment. Une espèce de rotation. À cela s’ajoute que certains morceaux donnent un résultat génial sur l’album, mais se prêtent un peu moins à être interprétés sur scène. Inversement, certains morceaux prennent une dimension presque inattendue quand on les joue en public. C’est pareil quand on compose. On va enregistrer nos titres en studio et puis, quand tout est mixé et masterisé, certains titres donnent encore mieux que ce que nous aurions espéré. « Fight in the shade » sur l’album précédent était un titre qui plaisait beaucoup à tous les membres du groupe. Puis quand l’album a été finalisé, nous étions tellement scotchés du résultat que c’est devenu un de nos titres préférés.

MIB : Avez-vous déjà une idée de quand vous allez enfin pouvoir repartir en tournée ?

Viking : Avec un peu de chance, nous allons partir en tournée en janvier avec des dates prévues principalement en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Nous avons aussi quelques festivals auxquels nous allons participer. Plusieurs d’entre eux étaient censés avoir lieu cette année, mais ils ont été reportés. Et puis il y a la tournée avec Power Wolf et Dragon Force. Là aussi, cette tournée devait avoir lieu en octobre de cette année, mais elle a été repoussée à novembre de l’année prochaine.

MIB : Pouvons-nous espérer de vous voir prochainement en Belgique, par exemple au Durbuy Rock Festival ?

Viking : Notre booker suit tout cela très attentivement et nous aurons peut-être un concert aux Pays-Bas vers la fin de cette année. Mais tout dépendra de l’évolution de cette crise sanitaire. Il y a un mois en arrière, j’étais vraiment sûr que nous ferions beaucoup de concerts cet hiver. Nous avons joué récemment au festival Metal on the Hill. Il n’y avait aucune mesure particulière à respecter. C’était génial. Aujourd’hui, les règles recommencent à changer. Plus rien n’est acquis.  En Autriche, les règles ont changé depuis le 1er janvier (il faut à présent être vacciné ou avoir un test négatif pour être admis). En Allemagne, la situation est encore plus stricte et compliquée parce que pour ainsi dire chaque ville a ses propres règles. Difficile de préparer une tournée dans ces circonstances. C’est ce qui a poussé les organisateurs à tout repousser d’un an.

MIB : Comment avez-vous choisi l’artiste chargé d’illustrer l’album? Les illustrations des trois CD sont tout vraiment splendides.

Viking : Les nombreuses batailles que nous avons livrées un peu partout en Europe nous ont amenés à croiser la route de Gyula Havancsak, talentueux illustrateur et artiste hongrois. Il a peint à la main les trois œuvres qui ont servi d’illustration à nos albums. Notre vieux guerrier qui apparaît sur chaque couverture réunit les différents symboles des Warkings : une armure romaine, un casque spartiate, un bouclier de croisé et une hache viking. C’est un peu comme le personnage Eddie du groupe Iron Maiden, sauf que le nôtre n’a pas de nom.

MIB : Pourquoi avez-vous choisi de garder l’anonymat et de monter sur scène avec un visuel fort, notamment au niveau des costumes?

Viking : Pour être honnête, je pense que le visuel est peut-être ce qui attire les gens de prime abord. Mais après, il faut que la musique plaise. Il ne suffit pas de miser sur le look. Si nous avons réussi à conquérir un public, c’est parce que nous soignons beaucoup l’écriture de notre musique. Parce qu’au final, c’est la musique qui compte. Si les morceaux ne sont pas bons, le public n’adhère pas. La substance de tout, c’est la musique.

MIB : N’avez-vous pas peur de venir à manquer de personnages historiques pour vous inspirer ?

Viking : Pour l’instant, nous sommes loin d’être à court d’idées. Les sujets d’inspiration ne manquent pas. Et puis, avec un peu de chance, nous allons d’abord essayer de remonter sur scène. Nous n’envisageons pas de retourner en studio dans un proche avenir. Nous voulons d’abord porter notre musique aux quatre coins du monde.

MIB : Après trois albums studio, n’est-il pas temps d’envisager un album live avec une captation fixée sur DVD ou bluray ?

Viking : On a pensé faire un concert en ligne et l’enregistrer. Mais entre-temps, on a aussi enregistré le troisième album. Maintenant que les concerts reprennent, ce serait chouette d’enregistrer un live parce qu’on a un super show sur scène avec beaucoup d’effets spéciaux et tout ça. Donc on verra. Peut-être qu’à l’avenir on fera ça avant de penser au prochain album studio.

MIB : J’espère que cela se fera et que MIB sera là pour immortaliser cette performance et participer à la fête.

Viking : Oui, c’est vrai. Jouer devant un public est vraiment une fête. Mais un concert n’est-il pas fait pour se vider la tête et passer un bon moment en musique ? Oublie tous les problèmes du monde pendant une heure ou deux, c’est vraiment l’essentiel. En tout cas c’est notre but principal. Certains groupes sont plus politiques ou parlent de problèmes. Notre approche est radicalement différente : si tu viens à notre concert, c’est pour passer un moment sympa.

MIB : Que dirais-tu à quelqu’un qui ne connaît pas Warkings? Comment convaincre cette personne d’écouter vos disques ou d’aller voir un de vos concerts ?

Viking : Pour commencer, il y a ce concept : un tribun spartiate, un croisé et un viking qui fon de la musique ensemble. Ce qui a commencé comme une plaisanterie est devenu un groupe qui a son public. Ensuite, si vous aimez le heavy metal et que vous aimez chanter et passer un bon moment, alors vous devez absolument écouter notre musique. C’est l’essence même de Warkings.

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