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Le mois de juin du Bota

L’effervescence des Nuits retombée, le Bota reprend sa programmation de saison pour une dernière ligne droite avant la trêve estivale. Petit topo de ce qui vous attend en juin du côté de la rue Royale 236…

Le début du mois sera placé sous le signe des légendes car en deux jours Tangerine Dream et Steven Brown fouleront une des scènes de l’endroit. On ne présente plus les premiers nommés, vénérés depuis plus d’un demi-siècle en tant que pionniers d’une scène berlinoise bouillonnante dans les années 70 mais aussi comme prolifique machine à soundtracks. Les membres actuels du groupe s’inspirent de l’héritage de feu Edgar Froese pour poursuivre une route qui passera donc par l’Orangerie ce samedi 4 juin.

Le lendemain, la Rotonde accueillera Steven Brown, fondateur des non moins cultissimes Tuxedomoon, figure emblématique de la scène (post-)punk expérimentale from California. Il mène une carrière solo en parallèle, incluant un travail de composition pour le théâtre, le cinéma et autres joyeusetés artistiques. Mais il enregistre également des albums plus traditionnels dont le dernier, “El Hombre Invisible”, est sorti chez Crammed Discs en avril dernier. Un album personnel inspiré d’une existence bien remplie et hors du commun. Pour les amateurs ou les curieux, nous avons des tickets à vous offrir via notre concours.

Et tant qu’à parler de groupe culte, pointons une autre soirée immanquable, celle qui verra Bikini Kill reprendre son flambeau punk féministe à l’Orangerie le 10 juin. Aussi intense qu’éphémère, la carrière du trio emmené par Kathleen Hanna vit depuis 2019 un revival live. Aucun projet de nouvel album n’étant à l’ordre du jour, le but est de prendre du plaisir sur scène et de démontrer que le mouvement riot grrrl reste essentiel trente ans plus tard.

L’esprit punk se retrouvera d’ailleurs tout au long du mois tant sous sa forme plus accessible (The Chats, le 28 à l’Orangerie) que sa plus extrême (Machine Girl, même endroit le 15). Mais dans le style, la soirée à ne pas manquer sera celle célébrant le quinzième anniversaire du célèbre label Born Bad Records pendant laquelle Frustration dégommera l’Orangerie, avec Zombie Zombie et Usé en support (le 16).

Dans un esprit plus indie coloré, les Canadiens de Tops (Witloof Bar, le 5) et les Australiens de Rolling Blackouts Coastal Fever (Orangerie, le 21) seront enfin à pied d’œuvre. Leurs points communs ? Ils ont chacun publié (au moins) un album pendant le confinement et leurs concerts ont été reportés maintes fois. On pourrait inclure à cette liste Nada Surf (Orangerie, le 14) si ce n’est que “Never Not Together” est sorti alors que l’on commençait à peine à parler d’un virus baptisé Covid-19.

Le mois de juin sera également l’occasion de dire au revoir à Kikagaku Moyo (Orangerie, le 13). Après dix ans et cinq albums (dont le dernier publié début mai), les plus psychés des Japonais tirent leur révérence. Une dernière occasion de se laisser envoûter par leurs hallucinantes compositions. Il faudra toutefois choisir car le même jour, Flat Worms allumera le Witloof Bar. Flat Worms, c’est ce supergroupe composé de membres de Kevin Morby, Thee Oh Sees et Ty Segall qui ont de l’expérience à revendre. Un peu plus tôt au même endroit (le 4), les Canadiens de Yoo Doo Right tenteront de confirmer tout le bien que l’on pense d’eux.

Pour le reste, pointons encore la visite de BirdPen dans le cadre d’une mini-tournée belge (le 12 à la Rotonde), l’indie-folk de Faye Webster dont le “I Know I’m Funny Haha” a été élu Album of the Month par Uncut à sa sortie (le 9 au même endroit) et le délicat univers de Mariee Sioux (le 13, toujours à la Rotonde).

Il ne s’agit bien entendu que d’une sélection subjective d’événements pendant desquels vous risquez de nous croiser. La programmation complète se trouve sur le site officiel du Botanique.

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