Les Nuits 2022: la sélection de Music in Belgium (part 2)

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Les Nuits du Bota n’étant désormais plus qu’à quelques encablures, voici la suite de nos tuyaux destinés à vous guider. Ou en tout cas à défricher une affiche au moins aussi relevée que pléthorique.

Cette deuxième semaine débutera par une visite au Grand Salon où Jonathan Bree, le mystique ex-leader des Brunettes, aura enfin l’occasion de défendre sa plus récente production, « After The Curtains Close ». Le Néo-Zélandais qui réapprivoise les sixties et inonde ses compositions d’une légère insouciance sera introduit par John Moods, fondateur du groupe expérimental Fenster et désormais bien accroché à sa carrière solo.

Un peu plus loin, à l’Orangerie, la soirée virera riot grrrl et ce ne sont pas les influences métissées de Los Bitchos qui changeront la donne. Leur premier album (le bien nommé « Let The Festivities Begin! »), sorti début d’année chez City Slang a vu Alex Kapranos enfiler le costume de producteur. La tête pensante de Franz Ferdinand a craqué pour le quatuor et on comprend pourquoi. Juste avant, le rock garage ensoleillé des señoritas de Melenas et le punk-rock engagé des Londoniennes de Panic Shack auront déjà mis le feu aux poudres.

La fête se prolongera le lendemain à la Rotonde avec The Marías, groupe emmené par María Zardoya, chanteuse d’origine portoricaine et Josh Conway, batteur from LA. Les contours hispaniques mais également jazzy et percussifs de leur rock psychédélique augurent d’une soirée tout sauf conventionnelle. D’autant que le support sera assuré par Ekkstacy, projet surf-rock qui n’en est encore qu’à ses balbutiements mais dont les fondations semblent solides. Souhaitons-lui de ne pas hériter des insupportables mimiques dont son mentor Jonathan Pierce (The Drums) se rend trop souvent coupable…

Le jeudi 5 mai sera particulièrement chargé et verra le Chapiteau enfin accueillir Andy Shauf. Il était déjà programmé à l’affiche des Nuits 2020 puis 2021 mais les conditions sanitaires avaient chaque fois repoussé sa venue. Cette fois, le singer-songwriter canadien sera bien là et n’aura pas un mais deux albums à présenter : l’acclamé « The Neon Skyline » et son petit frère, « Wilds ». Si le second nommé se compose de titres n’ayant pas été retenus pour le premier, la sincérité et l’intimité de ses plages tiennent clairement la comparaison.

Lors de notre interview, David Enfrein alias Terrier n’avait pas tari d’éloges sur Rodrigo Amarante qui se produira le même jour à l’Orangerie. L’ex-leader de Los Hermanos et membre de la brève expérience Little Joy (avec notamment Fabrizio Moretti des Strokes, passé par la Rotonde en janvier 2009) a publié l’an dernier « Drama », une deuxième plaque solo élue Album of the Month par Uncut dans son édition d’août 2021. Les influences multiples du natif de Rio de Janeiro désormais installé à Los Angeles éclaboussent ce « Drama » qui en a tout sauf le nom.

Le Grand Salon, de son côté, vivra une soirée atypique mais qui devrait ravir les plus exigeants. Les Dublinois de Silverbacks y débarqueront avec un nouvel album sous le bras, « Archive Material », produit par le bassiste de Girl Band (euh… Gilla Band, pardon). Ce qui vous donne une idée de l’énergie qu’elle dégage, énergie décuplée sur scène. En support, Unik Ubik reviendront en deuxième édition (ils avaient joué lors de la soirée anniversaire de Humpty Dumpty Records l’an dernier) et l’album qu’ils avaient annoncé à l’époque est sorti entre-temps. La soirée sera introduite par O., duo arty qui nous avait impressionnés en première partie de Black Midi, malgré les contraintes (assis, masqué et sans bières). Nous avons des tickets à vous faire gagner pour cette soirée via notre concours.

Si cette soirée au Grand Salon affolera les décibels, que dire de celle qui se déroulera sous le Chapiteau le vendredi 6 mai. Les Suédois de Viagra Boys mettront à n’en point douter tout le monde d’accord. Ceux qui ont assisté à leur prestation au Trix l’an dernier confirmeront que sueur et transpiration rimeront avec décibels et tension d’un côté, saxo et pogos de l’autre. « Welfare Jazz », le deuxième album des Suédois, a défrayé la chronique l’an dernier et ils viennent d’annoncer la suite de leurs aventures discographiques. « Cave World » verra le jour au début de l’été et ils en présenteront vraisemblablement quelques extraits en primeur. Et lorsque l’on sait que ce sont les explosifs Crack Cloud et les déjantés Shht qui lanceront les festivités, on ne donne pas cher de la structure de l’endroit…

Le samedi 7 mai se divisera majoritairement en deux catégories : dance et création. Les amateurs de dancefloor auront l’embarras du choix avec Squarepusher sous le Chapiteau (déjà programmé aux Nuits 2020) mais aussi la PC Music Label Night à l’Orangerie, emmenée par Hannah Diamond. Sans parler de l’after grandeur nature baptisée Bota By Night qui embrasera simultanément le Grand Salon, l’Orangerie et la Rotonde. À cette occasion, il ne faudra pas manquer la prestation de The Bug dont la dernière production (« Fire ») publiée l’an dernier chez Ninja Tune, est un sommet du genre.

Mais avant cela, la Rotonde aura accueilli les Bruxellois d’Aksak Maboul pour une création basée autour de leur récent double album, « Figures ». Pour l’occasion Mark Hollander et Véronique Vincent seront notamment accompagnés de leur fille Faustine Hollander et de Lucien Fraipont, la cheville ouvrière de Robbing Millions (qui auront aussi droit à leur création quelques jours plus tard). Une manière de célébrer en grandes pompes le quarantième anniversaire de Crammed Discs, le label fondé par Mark. En première partie, il ne faudra pas manquer Laetitia Sadier, la légendaire voix de Stereolab qui poursuit sa carrière solo de la plus élégante des manières.

On aura bien besoin du dimanche pour récupérer des efforts consentis la veille. L’annulation récente de Sports ôte du même coup le dilemme qui se présentait à nous au Grand Salon pour les increvables Clap Your Hands Say Yeah. Le groupe emmené par Alec Ounsworth existe toujours et a même publié l’an dernier un sixième album, « New Fragility ». L’occasion de le découvrir sur scène dans un endroit propice à la voix particulière du chanteur.

À suivre…

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