SEVENTH WONDER – Tiara

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Il aura fallu attendre huit longues années avant d’entendre parler à nouveau de Seventh Wonder, groupe de metal progressif suédois qui avait séduit le public et la critique avec ses albums « Become » (2005), Waiting in the wings (2006), Mercy falls (2008) et The great escape (2010). Depuis lors, on n’avait plus trop de nouvelles et on se demandait ce que pouvaient fabriquer Andreas Blomqvist (basse), Johan Liefvendahl (guitare), Johnny Sandin (batterie), Andreas Söderin (claviers) et Tommy Karevik (chant). Etaient-ils partis dans une retraite monastique au Tibet? Avaient-ils repris des études de psychologie ou de physique quantique? Ou réparer de vieilles motos? Elever des enfants? Organiser des filières de recrutement de Daesh en Syrie? On ne sait pas. Si, on sait pour quelques-uns des membres. A commencer par le batteur Johnny Sandrin qui est tout simplement parti en 2011 et a été remplacé par Stefan Norgren. On a également vu que l’excellent chanteur Tommy Karevik avait passé cinq ans chez Kamelot. Mais le bon Tommy a préféré retourner tout de suite vers Seventh Wonder quand le temps d’un nouvel album était venu, ce qui est tout à son honneur.

C’est donc un groupe qui a su résister aux mauvais génies de l’oisiveté qui revient ici sur le devant de la scène prog metal avec ce nouvel album « Tiara », qui sort sur le label Frontiers, avec qui le groupe a signé en 2016. Sans surprise, Seventh Wonder renoue avec son style de prédilection, un métal mélodique et progressif qui lorgne également du côté du hard rock FM et de l’AOR. La voix de Tommy Karevik est toujours aussi présente et impressionnante, entre Joey Tempest d’Europe et Joe Lynn Turner (ex-Rainbow). On retrouve aussi les lignes de basse extraordinaires d’Andras Blomqvist, qui structure les morceaux de son jeu souple. Du point de vue des compositions, les gens de Seventh Wonder ont fait un boulot princier, élaborant un album concept ambitieux, qui brille par de longs morceaux et une suite « Farewell » qui tient en trois parties et qui occupe le centre de l’album.

Nous sommes donc tenus en haleine par une suite gagnante de grands morceaux à l’ampleur sonore colossale, comme « Arrival », « The everones », l’impressionnant « Dream machines », « Against the grain », « Victorious » et bien sûr le suite « Farewell ». L’album est costaud mais il est aussi assez long, offrant 70 minutes pour treize morceaux. Le risque est donc grand de perdre un peu de souffle au fur et à mesure de l’avancée. Ce risque se réalise malheureusement vers la dernière partie de l’album, où on sent déjà un petit changement d’atmosphère avec le morceau « The truth ». C’est avec « By the light of the funeral pyres » que les choses se tournent vers davantage de power metal, ponctué de quelques petites fautes de goût (comme ce petit son de clavier nasillard joué à toutes vitesses sur les vingt premières secondes de « By the light of funeral pyres »). « Damnation below » et « Exhale » sont un peu plus maniérés, avec surenchère de circonvolutions guitaristiques et chant plus hâbleur.

Un petit quart d’heure de moins n’aurait pas été de trop sur ce disque qui reste néanmoins très impressionnant et qui enchantera les fans de Seventh Wonder qui attendaient le retour de leurs héros depuis si longtemps. Ce groupe reste toujours une alternative intéressante pour ceux qui ont trop écouté leurs albums de Dream Threater ou de Porcupine Tree.

Pays: SE
Frontiers Records
Sortie: 2018/10/12

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