PATRONESS – Fatum

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Les Anversois de Patroness ont été vite en besogne pour mettre au point leur groupe et ils ont d’autant plus de mérite qu’ils ont ainsi restructuré leur univers musical par rapport à leur précédent groupe. Au départ, Steven Hebb (basse), Tom Lefevere (guitare), Nicholas Gauwioos (guitare) et Guy Callens (chant) évoluent dans Chief Roberts, un combo doom metal auteur d’un album ʺPreacherʺ en 2016. Puis en 2019, les concepts musicaux sont repensés en faveur d’un métal plus sombre et plus introspectif, dans la veine de Paradise Lost, Katatonia ou Primordial.

Ainsi naît Patroness, avec l’ajout du batteur Maarten Valentin (ex-Skulltula, ex-Morrighan’s Cry). Le groupe rédige rapidement quelques chansons pour les agglutiner dans un premier EP ʺPyreʺ qui sort fin 2019. Malgré l’épidémie de Covid qui ravage l’Europe en 2020, Patroness arrive à se constituer un calendrier de concerts fourni, où il visite l’Allemagne et la Suisse. Lorsque le batteur Maarten Valentin quitte le groupe au printemps 2020, il est remplacé par Jannes Lemaître, un garçon étant passé dans les rangs d’Objector et de Catalyst, des groupes respectivement thrash metal et death metal mélodique de la région anversoise.

Jannes Lemaître est un batteur doué, doublé d’un compositeur fécond. Grâce à lui, Patroness accumule rapidement de nouvelles chansons qui sont publiées dans ce premier album ʺFatumʺ, collection intéressante de morceaux oscillant entre un doom metal cérébral et un métal atmosphérique désespéré. Avec Patroness, il va donc être question de s’enrober de tristesse pour voyager sur les chemins boueux et gris que le groupe nous propose.

Ce cheminement au pays des déchirements de l’âme sera d’ailleurs bien profitable pour ceux qui aiment à entretenir leur spleen tout en regardant tomber la pluie. Patroness construit des morceaux assez longs (6 à 7 minutes) qui permettent de s’enfoncer dans des atmosphères oppressantes où la lutte contre l’apathie et la dépression est perceptible par des réveils soudains d’une violence électrique exprimant la révolte du triste face à son destin, son fatum, en latin. Les choses sont assez bien ficelées dans la progression de la musique, qui devient de plus en plus prenante au cours de l’album, se terminant dans les hauteurs impressionnantes de ʺCrows upon the throneʺ et ʺFatumʺ, la plage titulaire de l’album.

On peut donc se satisfaire de découvrir ici un groupe immédiatement opérationnel dans son registre doom et death, capable de donner de grands élans romantiques et morbides à sa musique puissante et profonde. Une longue liste de concerts déjà prévus en 2023 figure sur la page Facebook du groupe, une occasion de découvrir Patroness en live pour les amateurs du genre.

Le groupe :

Steven Hebb (basse)
Tom Lefevere (guitare)
Nicholas Gauwioos (guitare)
Guy Callens (chant)
Jannes Lemaître (batterie)

L’album :

ʺExordium (Intro)ʺ (01:33)
ʺUndeceiveʺ (05:34)
ʺThe Art of Being (Nothing)ʺ (07:01)
ʺSeclusionʺ (08:01)
ʺVisionsʺ (05:47)
ʺForeshadow Oblivionʺ (07:12)
ʺAtonementʺ (07:10)
ʺCrows upon the Throneʺ (06:03)
ʺFatumʺ (06:48)

https://patroness.bandcamp.com/album/fatum
https://www.facebook.com/patronessband/

Pays: BE
Necktwister Records
Sortie: 2022/06/04

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