WOVEN MAN – Revelry (in our arms)

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Ne vous fiez pas aux gentillets accords de banjo qui démarrent le premier titre de ce premier album de Woven Man. Ils ne sont que le prélude à un énorme assaut sonore qui écrase tout quelques secondes plus tard, toujours sur ce même morceau ʺCalling down the leavesʺ. Dès ce premier titre, il y en a pour près de neuf minutes de stoner metal massif et rageur, de quoi se truffer les tympans au triphasé.

C’est ainsi que la plupart des gens découvriront Woven Man, un combo anglais ou plutôt gallois (le groupe vient du Carmarthenshire, comté du sud-ouest du Pays de Galles) mis en place récemment par le guitariste Lee Roy Davies. Et quand on sait que ce Monsieur a fait ses premières armes dans le mythologique groupe Acrimony au cours des années 1990, on sent tout de suite pointer la légende. Acrimony était en effet un des pionniers de la scène stoner metal anglaise en ces désormais lointaines années 90 et ses albums aujourd’hui introuvables ʺHymns to the stoneʺ (1994) et ʺTumuli shroomaroomʺ (1997) sont des références en la matière. Si vous me trouvez le premier album en édition originale, j’entre à votre service à vie comme majordome. Plus tard, Lee Davies et ses compagnons d’Acrimony Dorian Walters (chant) et Stuart O’Hara (guitare) formeront Black Eye Riot, auteur en 2004 d’un ʺNo hope no future no worriesʺ crust punk et tout aussi mythique.

Des années après ces débuts, Lee Davies ressort de sa grotte, époussette sa guitare et repart en croisade stoner avec Woven Man, dont le premier album se place dans la tradition des classiques stoner. Les chansons sont plutôt longues (de six à huit minutes) et elles enterrent tout sous d’épaisses couches de riffs rugueux (ʺI am mountainʺ, ʺWith willowʺ, ʺMaker’s markʺ, ʺOf land and skyʺ). L’inspiration comme le visuel de la pochette ramènent au paganisme celte, avec des paroles qui s’inspirent souvent du fameux film ʺThe wicker manʺ (1973), grande illustration du combat entre paganisme naturiste et christianisme guindé. Un vieux renard comme Lee Davies sait y faire et retrouve ici ses instincts de flingueur heavy rock, avec cinq titres percutants et rocailleux, expédiés en 35 minutes chrono. C’est le producteur Tim Hamill qui s’est chargé de donner à cet excellent album un son de colosse en rut. On l’en remercie.

Le disque est disponible en format digital et il faudra prendre sa plus belle plume ou son plus beau clavier d’ordinateur pour commander une version digipack CD en édition limitée sur le label Undergoove qui publie cet album.

Pays: GB
Undergroove
Sortie: 2019/01/11

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