Beautiful Badness et Fuel Fandango : latino, tapas et rock’n’roll

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Ce soir est pour moi une soirée particulière au Vaartkapoen de Molenbeek. Il y a un certain temps que j’ai vu en concert mes amis de Beautiful Badness et je vais découvrir un groupe espagnol très sympathique qui enflamme les scènes du Brésil au Pôle Nord : Fuel Fandango. Malgré le côté rock, la soirée sera quand même latino et cela sera très plaisant. La diaspora espagnole est présente et, ce soir, il n’est question de faire des pogos, de petites poussettes ou des round circles. Ce sera musique, paillettes, sourire et surtout intensité musicale. Micheleke est à gauche et ce dernier va passer une excellente soirée et votre serviteur également.

La salle est à la moitié de sa capacité pour accueillir BB, pas Brigitte Bardot, mais Beautiful Badness avec aux commandes Gabriel Sesboue, le front man chanteur, d’habitude aux claviers et à la guitare. Ici, il est comme d’habitude sans chaussures et sans chaussettes et se concentre sur le chant dans lequel il excelle. Il me confiera à la fin du concert que, cette fois-ci, il a été victime d’un racket shoes and socks (c’est très rock’n’roll). Olivier Delescaille est toujours calé derrière sa guitare électrique, le sourire est permanent. Gilles Servais reste très sérieux et appliqué derrière ses fûts qu’il frappe avec conviction, le casque calé sur la tête. Guylain Domas reste impassible derrière sa basse, un fameux bassiste, et un petit nouveau se trouve aux claviers. Il est doué le petit nouveau.

Pas facile pour nos guerriers du bon son d’effectuer une première partie devant un public essentiellement ibère qui attend avec impatience Fuel Fandango, mais nos cinq gars qui ont le vent en poupe vont comme à l’habitude assurer grave et intéresser la diaspora espagnole dès le moment où notre Gab va pousser sa voix.

On débute avec du nouveau matos : « Everybody Knows », un morceau bien ficelé. Eh, Gab si tu retrouves tes shoes, tu me tiens au jus pour le nouvel opus. On passe ensuite à « Run », connu des puristes et des fans. Le public ibère parle beaucoup et cela me met mal à l’aise aussi bien pour les artistes et que les habitués. Gab va commencer à pousser sa voix avec « No More Chains » et là on peut dire que nos amis espagnols vont commencer à apprécier et devenir attentif. C’est parfait Gab, tu as délaissé les synthétiseurs pour te recentrer sur ta voix et ton jeu de scène, chapeau bas l’artiste. « The Sand » est une formalité pour Gab qui est au taquet, il s’applique tout en douceur avec sa voix. On a envie de prendre sa partenaire et de s’essayer au slow sur la piste de danse. Je regarde à gauche, c’est Micheleke, je n’ai pas envie d’en ramasser une dans le visage, je préfère apprécier la musique. Avec « Wasting Your Time », on s’envole dans le parfait et le beau, la voix de Gab y est pour quelque chose. Du grand art, arrêtez les gars, je suis à genoux. Pour « Slipping Away », encore du nouveau matos, c’est toujours bien foutu, rien à redire.

On va arriver à un point fort : la chanson « We Will Rock You ». Freddie est de retour, il est venu faire un petit coucou au public du VK. Cette reprise totalement réarrangée vous sublime les sens. Le petit nouveau s’en sort très bien aux claviers. Gab vous met les boules bien sûr avec sa voix. Les Ibères sont attentifs et applaudissent. C’est normal, la sauce BB a marqué nos amis. Un conseil, les gars pour une prochaine : vous caler votre reprise fétiche en début de concert et vous avez toutes les gonzesses à vos pieds, cela sera le retour du pull marin (on sait quoi les gars). Bon les amis, vous allez nous faire danser avec « Big Bang », ça balance pas mal cette nouvelle chanson. Le public est chaud pour « Guns » qui termine le concert. C’est déjà tout, la prestation était relevée, le public est prêt pour Fuel Fandango, vous avez fait votre boulot : chauffer la salle à point. Bon Gab, va mettre des chaussettes, tu vas attraper un rhume.

Un petit changement de matériel, des fleurs et des plumes de paon sur les micros et au pied de la batterie qui se trouve à droite. Deux caisses claires pour le batteur, un énorme tom basse au centre et, en retrait, des claviers à gauche et des machines. On se prépare à la fiesta et je peux dire qu’il va faire chaud sous le soleil d’Espagne avec les Ibères de Fuel Fandango. Ils sont Espagnols, sont connus du Brésil au Pôle Nord et mettent le feu et le public à genoux quand ils montent sur scène. Fuel Fandango est à ses débuts et on devait être au VK avant qu’ils envahissent les grandes scènes, les festivals prestigieux et les stades. Un duo peu banal composé d’une superbe plante du nom de Nita aka Cristina Manjon originaire de Cordoba. Si tu es un homme, tu ne sais pas faire sans tomber sous le charme de la belle diva issue du flamenco. Le maître de cérémonie et second membre du groupe est le producteur et DJ Alejandro Acosta. Ce dernier sera placé à l’extrême gauche de la scène avec sa guitare, ses synthétiseurs et ses machines. Il ne faut pas oublier le troisième larron qu’est le batteur Carlos Sosa. Celui-là, c’est une vraie boîte à rythmes. Il va mettre le feu avec ses fûts. Il joue avec deux caisses claires et est doué. Nos artistes ont deux opus : « Fuel Fandango » et « Trece Lunas ». La soirée sera un mélange de chansons des deux albums : le premier qui est empreint de dance music organique, aux sonorités synthétiques et aux beats funky en y ajoutant quelques touches de guitares flamenco. Le second beaucoup plus pop, mais toujours résolument électro, plus accessible car ils ont été aidés par le producteur Duncan Mills (Florence And The Machine et Jamie Cullum).

La fiesta débute avec « City ». Les beats électros appuyés de sons de batteries et de guitare vont accueillir la diva Nita qui va occuper toute la scène. Elle sait danser, mais elle sait chanter également. On est parti tout droit vers le dance floor avec « Tell Me » et « The Engine ». Ce morceau marque le coup, la musique est actuelle, mais cela va s’animer quelque peu avec « No Sense » aux influences hispaniques indéniables. La belle Nita est partout : devant, derrière, à droite, à gauche, c’est un régal pour les yeux. Voici « Trece Lunas » et « New Life », retour à la langue de Shakespeare, on boit avec volupté les paroles de la diva. La sauce a bien pris, rock, une poco de flamenco, des sons funky, du rock plus dur et on continue avec « Monkey », « Intro », « Talking », « Just », « Read My Lips » et, pour terminer, « Shiny Soul ». Le public a participé activement à la fiesta, il a dansé et chanté. Micheleke avait mis ses chaussures en peau de kangourou et sautait dans tous les sens. Pour le court rappel, on a droit à  » Nature » et « Always Searching ».

Un son excellent pour Beautiful Badness et une grande intensité pour le show de Fuel Fandango.

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