Evil Invaders : Vosselaar aujourd’hui, demain le monde !

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La domination mondiale est une entreprise qui nécessite énormément d’efforts, d’outils et de stratagèmes. De tous temps, les envahisseurs ont utilisé la propagande pour parvenir à leurs fins. Le 28 février dernier, les Evil Invaders ont convoqué leurs troupes infernales au Biebob de Vosselaar afin de donner vie à leur premier manifeste de propagande visuelle. L’invasion est proche, préparez vous ! L’enregistrement du premier DVD live de la star montante du Heavy/Speed/Thrash belge est un évènement que, sous aucun prétexte, nous n’aurions voulu manquer. Et nous ne sommes manifestement pas les seuls à croire en l’importance du moment puisqu’au moins 300 envoutés se sont déplacés, comme nous, jusqu’au Biebob pour soutenir les Evil Invaders. Une affluence plutôt exceptionnelle pour un groupe qui, rappelons-le, n’a encore qu’un seul EP à son actif !
Se farcir Bruxelles-Vosselaar (et donc les rings de Bruxelles et d’Anvers en enfilade), sous une pluie battante, un vendredi soir en début de soirée, ce n’est pas franchement la meilleure des idées qui soit. Deux heures et quinze minutes nous sont nécessaires pour parcourir les cent kilomètres qui nous séparent de notre destination finale. C’est donc à regret que nous devons renoncer à assister à la prestation de Carnation, un groupe Death/Thrash Old School dont on nous avait pourtant dit le plus grand bien.


Par chance, Voltrage, le deuxième invité de la soirée, vient à peine de monter sur les planches lorsque nous pénétrons dans le plus célèbre sanctuaire métallique de la communauté flamande.
Contrairement à ce que nous aurions été tentés de croire, le gang se montre tout à fait à l’aise devant ce public qui n’est pourtant manifestement pas venu pour lui. Le quintette franco-bruxellois parvient même à capter l’attention d’une bonne moitié de la salle grâce à son Hard Rock teigneux et ultra-burné qui n’est pas sans rappeler AC/DC, Cinderella et le meilleur de ce qu’il est aujourd’hui coutume d’appeler la scène ‘Hair Métal’ des années quatre vingt. Les compos tiennent bien la route et la guitare virevoltante de l’excellent soliste du groupe nous fait passer quelques très bons moments de Hard Rock’n’roll.


Il est 22h05. La foule qui s’agglutine devant la scène n’en peut plus d’attendre ses héros. Au comble de l’excitation, elle reprend en chœur le célèbre refrain du classique éponyme d’Iron Maiden que la sono déverse dans les hauts parleurs : ’Oh Well, Wherever, Wherever You Are, Iron Maiden’s Gonna Get You, No Matter How Far’. 22h10, les lumières de la salle s’éteignent enfin. C’est parti pour une heure de riffs speedés, de voix hauts perchées et de duels de guitare torrentueux. Le groupe est à peine en scène que déjà les premiers ‘surfers’ sillonnent la foule. Joe (chant/guitares) arbore un superbe T-shirt vintage aux couleurs de l’album “Wild Dogs” des Rods, ce qui est une preuve évidente de bon goût ! Conscient, lui aussi, de l’importance de l’évènement, le vocaliste donne tout ce qu’il a, surjouant à l’extrême son attitude métal vintage.


Fans du groupe depuis que nous les avons vus ouvrir pour Ostrogoth au Magasin 4 (et à de nombreuses reprises par la suite) nous avons été un peu surpris par le départ du truculent bassiste (Pussymagnet Alain) qui officiait divinement sur le EP “Evil Invaders” et nous nous demandons si son remplaçant sera à la hauteur de nos espérances. Il ne nous faut pas plus de quelques secondes pour être rassurés puisque Nico Beekwilder (NDR : un ex-Voltrage, comme le monde est petit) est une véritable bête de scène et que ses compétences techniques n’ont rien à envier à celles de son prédécesseur).


Visiblement heureux, le gigantesque ‘Uncle’ Sam Lemmens (guitares) headbange et tourbillonne d’un bout à l’autre de la scène en balançant riffs monstrueux sur soli véloces. Les joutes de guitares qui l’opposent à Joe sont tout simplement envoutantes. Lorsqu’il ne cogne pas ses fûts avec rage, Senne Jacobs les escalade pour haranguer la foule. Celle-ci n’en demande pas plus pour se mettre à remuer. Ici, pas de ‘flashmob’ (NDR : car nous ne sommes pas des gamines prépubères assistant à un concert de Puggy), par contre, nous avons droit à de furieuses démonstration de stage diving et de crowd surfing ainsi qu’à quelques circle-pits plus que mouvementés.

Comme toujours, la reprise du classique “Violence And Force” d’Exciter génère un début d’émeute au sein de la foule. Plantés à côté de la table de mixage, nous voyons l’une des deux caméras fixes qui vacille dangereusement sur son trépied.


Chantés en chœur par celles et ceux qui ne participent pas aux mouvements de foules, tous les titres du EP font déjà figure de classiques. L’intro ‘Maidenienne’ de l’hymme “Evil Invaders”, reconnue par la foule dès les premières secondes, est fredonnée à l’unisson par une chorale de 300 personnes. Pris dans l’ambiance, nous ne voyons pas le temps passer et nous sommes surpris par le silence final. Le temps d’une dernière photo prise depuis le kit de batterie et les Invaders quittent la scène. Il est déjà 23 heures. Les ‘We Want More’ arraché à nos gorges endolories ne suffisent pas à empêcher Dio et sa voix sublime d’envahir les haut-parleurs. Les lumières se rallument. ‘Coupez’ ! C’est dans la boite !

Il ne nous reste plus qu’à attendre la sortie du DVD en remerciant Wim Op de beeck de
Shutterwall.net
qui a gentiment accepté d’agrémenter cet article avec ses superbes photos.

Photos © 2014 Wim Op de beeck

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